Trail du Viaduc des Fauvettes

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du viaduc des fauvettes le 09/10
Avant de te parler de ma petite personne et de raconter à quel point je suis un runner extraordinaire, et tout et tout,  il faut que je parle de la course.

C’est une boucle de 10km à parcourir 1-2-3-4 ou 5 fois. Tout le monde ne part pas avec le même objectif et donc les rythmes sont assez différents. Mais pas d’ennui, malgré la répétition, le parcours est vraiment génial!!! Des côtes qui brûlent très fort, des descentes abruptes, des racines, de la caillasse, manquait juste un peu de boue 🙂

L’autre point important, que j’ai découvert, si il n’y a qu’un seul ravito par boucle, 80% de ce qui est présenté est fait maison…bon forcément ça donne envie de passer du temps au ravito. Twix maison, flan maison, brownie maison et autres…je me suis rarement pété le bide comme ça!!!!

Donc fidèle lecteur, si l’année prochaine tu es dans le coin à cette période de l’année, il faut cocher dans ton calendrier cette superbe course!!! ( et pour les courageux, cette course fête ses 10ans l’année prochaine…du coup ils organisent un 100km!!!!!)

Revenons maintenant au plus important, ce pour quoi tu viens lire ce blog…MOI !!!! 🙂

Comme pour le trail du four à chaux, je débarque ici sans pression et sans vrai objectif. Je suis là pour faire le 50km, et comme il y a un peu de dénivelé, je me dis que finir en 6h30 serait pas mal. Même si je n’ai aucune idée du dénivelé réel (Strava m’indiquera 1450m!!!), et que je ne sais pas comment je vais encaisser la fait de faire 5fois la même boucle.

Comme je l’ai dit plus haut, 1 seul ravito à chaque 10km. Je pars donc encore une fois sans camelbag, juste ma gourde (qui tient dans la main) et des pâtes de fruit dans les poches du short. Petite appréhension quand je vois le peu de coureur sans camelbag…on verra bien.

Avant le départ je me laisse tenter par l’échauffement collectif. Pas à fond mais pour se réveiller un peu. Je suis reconnu par Steeve, on se suit sur Strava et il connaît mon blog (à ce stade fidèle lecteur, on peut considérer que je suis une star internationale 😉 ). On discute un peu sur le course. Il est là pour faire les 30km. On se souhaite bon courage.

L’organisation annonce quand même, les  vainqueurs des dernières éditions présents ce jour, les doyens de la course, puis on chante l’anniversaire d’une concurrente. Ça donne une dimension humaine à la course…

Et c’est parti. On annonce 450 coureurs.

A peine 100m et déjà des escaliers. Évidemment ça bouchonne. Je pars très lentement car je sais que la course sera longue. On passe dans un château et première grosse montée. Ça créé un premier ecremage. On longe un champs, on rentre dans les bois on passe sur l’immense viaduc. D’en haut on voit les premiers être déjà au pied du viaduc…on repasse dans le forêt, descente sèche, puis on remonte, on saute par dessus un arbre couché, d’un autre, on passe par dessus un fossé. Puis sous le viaduc avec un passage très technique…on ne voit pas le temps passer. Tout le temps obligé d’être attentif au parcours qui n’arrête pas de changer.

Et les côtes sont vraiment dures. Dans ce premier tour, il est difficile d’imaginer dans quel état va se faire le 5e tour.

Néanmoins, cette première boucle se passe plutôt bien. J’enlève mes manchons que j’avais mis pour ne pas avoir trop froid, et je les cache sous une jardinière dans la rue…on verra si elles y sont toujours à la fin.

Je précise que malgré la mode du runner moderne de courir en tout compression, ce ne sont pas des manchons de compression mais juste une couche contre le froid qui , en les enlevant, permet de passer en manche courtes sans se changer (en plus c’était un goddies que une course précédente)

Je finis ce premier tour en 1h08. Et on m’annonce 99e. Je commence déjà à me dire que je suis parti trop vite. D’habitude je tourne aux alentours de la moitié du classement.

Malgré tout je ne traîne pas trop à ce 1er ravito. Du crunch, un coca et je rempli ma gourde.

Je remonte pas mal de runner dans cette 2e boucle. Et à la fin je commence même à rattraper des marcheurs, partis légèrement après nous. La boucle faisant quand même 10km, et comme on n’arrête pas de tourner dans tous les sens, j’essaie de me souvenir à quel moment ça monte et à quel moment ça descend mais je m’y perds un peu. Cela dit aucune possibilité de se tromper, tout est super bien indiqué.

Cette 2e boucle se passe également plutôt bien puisque je la fini en 1h06. Je traîne un peu plus au ravito mais finalement pas tant que ça.

Par contre au moment de repartir du ravito, un vrai sentiment de solitude. Il n’y plus beaucoup de runner sur le parcours. J’avance, j’avance  mais pas grand monde. Ni runner ni marcheur. Du coup je me fais un peu violence pour essayer de tenir le rythme. Et comme en plus je cours une fois de plus sans montre, c’est difficile d’avoir des repères…

Cette 3e boucle est assez difficile mentalement. Sans concurrents, sans chrono, je me motive sans cesse pour ne rien lâcher, ne pas ralentir et ne pas fléchir. Je me dis que ja vais forcément rattraper du monde….mais non.

Au passage de la ligne, je fais mes calculs…puis je recommence ces calculs…plusieurs fois. J’ai bien mis 1h03 sur cette 3e boucle. Étonnant. (Je ne suis toujours pas sûr que mes calculs sont bons mais ça semble coller avec le reste)

Sur le ravito, cette fois je me fais plaisir 🙂

Je repars pour la 4e boucle. Encore 20bornes. Du coup , je decide de lever un peu le pied dans chaque côte pour être sûr d’aller au bout…enfin pour me donner toutes les chances d’aller au bout 🙂

Sur le peu de plat et dans les descentes, je continu à bon rythme mais même en marchant les côtes commencent à brûler.

Les bénévoles encouragent de plus en plus en demandant dans quelle boucle on est. 

Et si je croise aucun coureur, je suis pas mal encouragé par les nombreuses familles qui profitent de la météo et du cadre pour une petite balade.

Dans l’ensemble cette 4e boucle passe à peu près correctement. De la fatigue bien sûr mais pas à l’agonie.

Je finis la boucle en 1h14. J’en suis donc à 4h30 de course. Gros ravito 🙂 

C’est sur ce ravito que j’ai tué le twix maison…une véritable dinguerie!!!!!

Je croise Steve qui a été au bout de ses 30km.  Bravo à lui!!!

C’est parti pour la dernière boucle. Pas mal de gens sont changés, avec le sac en main, près à rentrer chez eux. Ça fait un peu bizarre du coup de repartir sur une boucle. Mais bon j’y go quand même.

Dès les 1ère côtes, les cuisses tirent assez fort…je maintiens la stratégie de la 4e boucle: au calme dans les côtes et on maintient sur le reste du parcours.

Mais après 3-4km, dans le passage technique sous le viaduc, CRAMPE!!!!

Mais pas la crampe que tu fais partir avec un simple étirement…la crampe de merde à l’intérieur de la cuisse (oui Oui l’intérieur de la cuisse) que je ne sais pas comment la faire partir!!!

Du coup je m’allonge un peu dans l’herbe, face au viaduc. Je regarde un peu les gens faire de l’escalade….reprends un peu mes esprit et essai de m’étirer les adducteurs.

Je repars tranquille en étant prudent. Je n’ai pas encore passé le panneau indiquant la moitié du tour.

Mais après un bon kilomètre, un peu de fatigue dans les cuisses mais c’est gérable. Rien à voir avec ces putains de crampes (qui me reviendront pas…)

Je file à allure correct en gérant mes efforts.

La fin approche. Je relâche un peu là pression…et bim!!! Je me casse la gueule. Dans une descente, je ne sais pas sur quoi je bute, mais je me retrouve sur le ventre à faire une petite glissade.

Rien de méchant mais ça a le mérite de me remettre un peu dans la course. Au moins au niveau de la concentration.

Le panneau dernier kilomètre. Je relance comme je peu, et franchis la ligne en 5h57…soit 1h30 pour la dernière boucle. 

Je finis 22e sur les 62 finishers du 50km.

Et pour bien flatter mon ego, je me dis que j’ai finis 22e sur 450…bah quoi, y a un problème? 😉

Autant te le dire tout de suite fidèle lecteur. J’ai fait sa fête au buffet!!! Je me suis assez rempli la panse pour ne plus rien avaler jusqu’au repas de soir.

J’espère que tu auras compris que cette course est vraiment top!!! N’oublie pas de la cocher pour l’année prochaine.

Pour les milliards de fan désireux de me rencontrer enfin, je serais sur « les carrières by night » le 6 novembre et sur « la sans raison » le 7 novembre (pas sûr des dates mais c’est ce weekend là)

D’ici là, à bientôt et bon running.

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Trail du Four à Chaux

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du Four à chaux 27km

Ce dimanche 2/10 j’étais engagé sur cette course avec pour seule ambition: kiffer.

Suite aux objectifs non réalisés sur la première partie de l’année, je me recentre sur des courses plus courtes, à ma portée et sans objectif chrono ou classement.

J’y vais quand même avec l’idée de faire la meilleure course possible mais c’est tout.

La stratégie est donc simple: 15km à bon rythme et on voit à partir de quand on peut accélérer…si le corps veut bien, évidement….

Pour amplifier le ‘non prise de tête’ je prends une simple gourde (pas de camelbag) et 2 pâtes de fruits (dans les poches du short). Il est proposé un ravito tous les 5 km alors ça devrait aller 🙂

Et ça commence très bien. Arrivé sur place, je tombe sur @Kalipoinbarre…enfin on se croise et on discute, je lui tombe pas dessus pour de vrai 🙂 

On papote un peu de la course mais surtout de son défi monstrueux fin octobre…les 6 jours de France. Oui Oui 6 jours de France…et on parle bien de course à pied…

Je discute ensuite un long moment avec Ben rencontré à Vannes en Juin. Puis avec un autre runner qui m’a vu aux 4h de Montevrain (petite aparté pour toi fidèle lecteur, j’ai participé fin août aux 4h de Montevrain… j’avais commencé le CR mais je l’ai laissé traîner et je l’ai toujours pas fini…et je pense pas le finir celui là…mais à priori il y à plein de photo sur Facebook…pour compenser).

Du coup on se retrouve pas loin de l’heure du départ.

Je me place en queue de peloton, je suis pas là pour gagner 🙂

Je pars tranquille, en regardant mon téléphone pour pas partir trop vite. Je coupe au bout de 3km pour courir au feeling (pour info, je n’ai plus de montre et m’a radinerie m’empêche d’en acheter une autre 🙂 )

Il y a eu 2 gros bouchons dans les 1er kilomètres ou ça a pas mal piétiné, mais ensuite ça s’est bien fluidifier.

Le parcours est top. Des chemins en forêt, des singles, un peu de caillasses, de racines, des côtes, des faux plats…. bon bah c’est un trail quoi 🙂

Pour l’instant, ça se passe bien. Je cours à bon rythme sans trop me fatiguer. 

Il y a encore pas mal de monde, on est encore avec les coureurs de 11km. Je croise un autre coureur vu à Montevrain…on fait un bout de chemin, puis je m’échappe dans une côte.

Oui parce que je cours dans toutes les côtes. Pas forcément vite mais je me force à courir.

On passe un panneau qui annonce la dernier km…..c’est pour le 11, et pour nous plus tard…bah y à une putain de côte juste avant l’arrivée…pas super longue mais sacrément sèche!!!! 

Ça y est on se sépare avec le 11km. Je m’arrête aux ravito; un sucre et je remplis la gourde.

Du coup y a beaucoup moins de monde, et comme à chaque course, je me retrouve seul derrière un groupe. C’est ma spécialité ça….comme un con tout seul, avec des groupes partout autour…

Je décide d’accélérer un peu pour les rattraper….une fois que je les rattrape,je suis lancé alors ce serait dommage de ralentir…donc je maintiens le rythme et m’enfuis!!

Le parcours est toujours aussi varié, donc toujours aussi sympa mais il y a une période assez longue, relativement plate. Du coup je me force à garder un rythme soutenu. Je ne sais pas si je vais le tenir jusqu’au bout mais qui vivra verra.

Je double Ben, en pleine discussion. J’ai hésité un moment à discuter un peu mais je suis lancé…alors je le double…je glisse un petit mot quand même… 

A un moment je double 2 coureurs qui m’avaient doublé en début de course…il y a un des 2 qui avait l’air prétentieux…du coup c’est avec un grand plaisir que je le double. Et j’ai regardé pas mal derrière moi pour être bien sûr de le distancer….on se fait plaisir comme on peut:-)

Je profite d’être bloqué dans quelques singles pour ralentir légèrement. 

Même si j’ai appuyé le rythme depuis le 11e kilomètre, la course se passe bien et j’entends un coureur dire ‘allez plus que 2 km’…déjà??  🙂

Du coup j’en remets un petit coup, pour finir fort. Arrive la côte du dernier kilomètre…je me dépouille ma race pour la faire à bloc…derrière il y a une longue ligne droite, que je fais à bon rythme…un gars me dit »t’as mal gérer pour finir aussi vite »….je trace sans en tenir compte…je vois pas quel intérêt il a à dire ça….bref.

Je passe la ligne en 2h18’46. Plutôt content de ma gestion .

J’ai bien kiffé.

Je rediscute un peu avec @Kalipointbarre, puis j’ai un peu cherché Ben sans succès.

Voilà, une belle course, sous un beau temps….que demander de mieux !!!!

A bientôt et bon running

Ultramarin: objectif ne pas couler

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur.

Encore un titre d’article génial!!! J’adore mon blog 🙂

En vrai, la course s’appelle plutôt le grand raid du Golfe du Morbihan….mais mon jeu de mot ne marchait pas…ahahaha 🙂

Passons aux choses sérieuses; voilà les différentes données de base:
Le départ a lieu le vendredi 26 juin a 17h
177km pour 1000m D+
Barrière horaire de 42heures
Ravitos tous les 15-20km (dont 4 avec plats chauds)
A mi course un ravito géant avec, douche, dortoirs et surtout possibilités de de récupérer un sac de 20-30 litres déposé préalablement a la consigne (avec du change par exemple, ou à manger, ou une revue)
Il y a du matériel obligatoire (sanctionné d’une heure de pénalité en cas de manque)

Pour la petite histoire, sur le site on trouve différents conseils…comme prendre des sacs plastiques pour ne pas perdre ses chaussures dans les marécages…je fais déjà dans mon froc a l’idée
de courir une telle distance…en plus je risque de perdre mes pompes.

Autre détails, le depart est vendredi a 17h. ..avec un délai de 42h ça fait une arrivée le dimanche midi….potentiellement ça fait passer 2 nuits dehors…

Plus j’avance et plus je me demande pourquoi je fais ça 🙂

Sur les 2 dernières semaines, j’ai dû composer avec une douleur au tendon d’Achille. Mais pas de quoi entamer mon moral. Je veux être finisher (ça fait déterminé hein….on en reparle la semaine prochaine 🙂 )

En tout cas ma stratégie sera de m’économiser!! Je teste depuis qq semaines d’alterner course et marche. Je le fais au feeling pour m’habituer, parce que le jour j je n’aurai pas de chrono, ma montre ayant une autonomie de 16h, ca sert a rien que je calcule des trucs précis…si ça monte je marche, si je sens que je vais un peu vite je marche, et bien sûr si j’en ai envie je marche.

Je veux essayer de me fixer l’objectif de me fatiguer le plus tard possible.

Et niveau logistique, pour une fois j’ai essayé de mettre les chances de mon côté.
Je pars avec une tenue (désolé mesdames mais je ne cours pas en tenue d’Adam 🙂 ) et j’ai une tenue complète dans le sac + bonnet, gants, veste, coupe vent et chaussettes hautes pour ne pas avoir froid la nuit.
Le même contenu m’attend a mi course pour pouvoir repartir complètement au sec et au chaud si besoin.

Sinon j’ai lu plein de CR, de forum, vu des vidéos. ….bah j’ai peur.

Ça fait 2 bonnes semaines que cette course hante mon esprit…j’y pense énormément. J’essaie de me préparer a souffrir, a penser a la ligne d’arriver, a marcher, ne pas penser chrono ou classement…bref je suis quand même pressé d’y etre..autant que j’ai peur.

Cette fois le simple fait de franchir la ligne d’arrivée me rendrait fier de moi…et si on me dit que je n’ai pas été assez vite ou quoique ce soit….et bah…et bah… pendant la course je reflechirais a un truc a dire a ces cons là (si je suis finisher bien sûr. .parce que c’est pas fait)

On verra bien ce que ça donne. .
C’était encore un article qui ne devrait pas changer la face du monde…mais tu connais la formule, c’est mon blog et je fais ce que je veux. ( en fait cet article aussi inutile soit il m’aide a avoir un peu moins la pression)

D’ailleurs en parlant de faire ce que je veux j’en profite pour faire un gros bisous a Gwendo….

Et aussi, si vous voulez suivre mes superbes exploits ce weekend c’est par ici et pour que ce soit plus pratique, jaurais le dossard 708.

Allé a bientôt et bon running

Et pourquoi pas moi??

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

Maintenant tout le monde fait des vidéos. ..alors pourquoi pas moi?

Le temps de se refaire un peu la cerise, c’est au mois de mars que le père Noël m’a gentiment offert un GoPro.

Après pas mal d’hésitation voilà donc une petite vidéo du Marath’vert du Gâtinais.

(désolé pour le son qui, quand je parle, est vraiment pourri)

A bientôt et bon running

On n’a pas le même marathon mais on a la même passion!!!

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur.

En ce dimanche 12 avril 2015, alors que la moitié de la blogosphère est au marathon de Paris, et que l’autre moitié boucle les préparatifs de Bordeaux, je prenais le départ du Marath’vert du gatinais.
En vérité cette course n’a de marathon que la distance. …en effet, le speaker annonce, du sable, des monotraces, des descentes techniques, et un total de 21 côtes (soit 900D+)

Je m’étais inscrit un peu a l’arrache pour ………..’kiffer la vibe’ 🙂 (si tu veux plus de détail sur mon inscription c’est )

Le départ est donné a 7h45. Placé en queue de peloton, je fais le choix de partir lentement pour que le cardio ne s’emballe pas d’entrée.
Après moins d’1 km on rentre dans les bois par un monotrace..du coup une file indienne se forme et si nous ne sommes qu’une petite centaine, ça suffit pour bouchonner. Je dis donc adieu a mes rêves de podium!! (J’avais absolument aucun espoir de podium, mais là ça me donne quand même une bonne excuse 😉 )
On rentre assez vite dans le vif du sujet. Une bonne grosse côte direct, puis une descente puis re-une côte, et re-une descente. ..
Plutôt prudent dans les côtes, j’envoie un peu dans les descentes pour me créer un peu de place et ne pas piétiner dans les côtes suivantes.
Je fais également attention a ne pas garder le cardio trop haut mais les côtes sont tellement piquantes que ça se stabilise assez haut (pour les amateurs de chiffres, aux alentours des 80% de FCM en ce debut de parcours)

Au bout de 50min de course on sort de la foret pour atterir sur un chemin a travers champs. Il y a un leger brouillard, au milieu duquel les silhouettes de runner sont dessinés par les rayons du soleil. .c’est un moment très agréable (j’espère, fidèle lecteur, que tu as apprécié cette partie poétique parce qu’il n’y en aura pas 2!!! 🙂 )

Sur cette grande plaine, je suis rattrapé par un assez grand runner avec un maillot jaune ( je ne le sais pas a ce moment là mais on va rester ensemble ou presque jusqu’au 38e km..)

J’ai oublié de préciser que pendant la course, je n’ai pas regardé la distance, juste le chrono… donc le recit peu paraître un brouillon mais je n’avais pas de repère.

A un moment, on se retrouve a un groupe de 6 coureurs. On se trompe de chemin sur une centaine de mètres avant de faire demi tour…du coup ils accélèrent. ..comme pour rattraper le temps perdu.
Je poursuis à mon rythme et constate la chose suivante: sur les parties plates ou en léger faut plat, je perds du terrain; par contre en cote et en descente je fais des petits écarts. Du coup je saute de groupe en groupe, ou plutôt de runner en runner parce qu’on est pas super nombreux. Seul le runner en jaune est a peu près a mon rythme.

Je décide de me faire plaisir dans une descente. Je suis content de rattraper un runner tout en salomon. (Oui ça ne sert a rien mais chacun ses plaisirs. ..)
Ravito du 13e (il y en a un autre au 30e). Un Tuc, une pate de fruit, un verre d’eau et c’est reparti.

On alterne entre chemin large, monotrace, du sable, ça monte, ça descend. ..le parcours est tout simplement mortel…
Je me suis d’ailleurs demandé comment se dessinait un parcours. ..combien y a t il de reconnaissance. …

Je me souviens d’une longue partie en sous bois, assez plate et donc assez dure car il fallait tenir le rythme. ..je me maintiens a une centaine de mètre derrière un groupe de 5 runners (dont le fameux maillot jaune).
Je les rattrape et les double dans la 1ere cote venue. Sur le coup, je deplore l’absence de classement du meilleur grimpeur, avec maillot a poids pour le vainqueur ( fidèle lecteur, si tu ne connais pas un minimum le Tour de France, tu n’as pas pu comprendre la dernière référence. .. 😛 )

A ce moment de la course, je ne sais pas trop si je fais bien de continuer a courir comme ça dans les cotes…mais comme j’essaie de faire attention au cardio, je continue comme ça.

Long passage a travers champs, donc en plein soleil…et on arrive au ravito du 30e km. J’y suis en 3h 27; donc pas mécontent a ce moment là. ..je discute avec quelques runner, je prends un peu mon temps mais pas trop parce que je sais qu’il sera dur de repartir. ..

Et effectivement, la relance post-ravito est un peu délicate… Les jambes ont du mal a retrouver une fréquence fluide (c’est beau comme formule ça non? )… en bref j’en chie un peu. .. 🙂 ( c’est plus parlant comme ça)

Aux alentours des 4h je coupe mon effort. Je sens une grosse fatigue dans les jambes. .et je n’oublie pas que l’objectif du jour est de me faire plaisir et de voir si mon corps peut supporter un 100 bornes dans pile 1 mois. Je marche donc sur 500-600 metres (bon c’était peut être plus mais c’est mon blog, je dis ce que je veux). Le runner en jaune me double pour la énième fois.

Je repars doucement.
Je commence a rattraper pas mal de participants de la marche nordique puis assez vite des runneuses du 23km….oui désolé il n’y a que des runneuses. ..
Sauf un homme qui les accompagne et mon fameux maillot jaune.

Parmi les bénévoles ou les runneuses on entend de plus en plus le nombre de kilomètres qui nous sépare de l’arrivée. Et je ne sais si ça a un vrai lien ou si c’est juste ma fatigue qui l’emporte mais chaque cote devient un véritable calvaire!!!
J’ai l’impression que les 5 derniers km ne sont fait que de murs!!! Ça brule les cuisses, le souffle est court et le cardio monte en flèche ..pourtant je marche dans toutes les côtes. (pour les amateurs de chiffre je boucle cette course a une moyenne de 84% de FCM..donc soit je suis un surhomme, soit mon cardio est mal évalué…)

C’est dès le debut de cette série de côte que je perds le runner en jaune. Il arrivera finalement 3-4 min après moi.
Oui c’est moi qui ai fini devant lui…tu me prends pour qui fidèle lecteur!!!?? 😉

On se motive avec 2 runneuses du 23km. On entend le speaker…c’est bon signe. Du coup dans la descente je lache les chevaux. …
Et là c’est le drame!! On repart sur un mur en sable!!! Une épreuve autant physique que morale. ..
D’autant que nous sommes assez proche du speaker pour entendre que les podiums se déroulent en ce moment même…. ça me remet bien a ma place de petit runner.
Une dernière descente effectuée sur les fesses car le combo ‘ mur a descendre + jambes en carton humide’ m’aurait fait courir a ma perte…
Je termine quand même dans un semblant de sprint (mis en perspective avec le niveau de fatigue du moment, c’était un sprint de dingue!!) et coupe le chrono en 4h48, au coude a coude avec l’homme en salomon… il est d’ailleurs venu me féliciter de ma gestion de course en dépit de mon gabarit ( ce qui fait très plaisir. ..ça veut dire qu’il m’avait d’abord pris de haut avant de se raviser devant ma vitesse exceptionnelle )

Ravito rapide et retour maison car ma femme avait besoin de la voiture. Je ne sais donc pas quel est mon classement. ..
Mais pour avoir vérifié, course faisait finalement 44,2km et pas 41..et voilà le dénivelé.

image
je mets le dénivelé du parcours à la fin du récit parce que je ne l’ai vu qu’après la course en cherchant le classement sur le net

Et franchement le parcours était tout simplement génial!!! Une course a conseiller!!

A J+2 je n’ai quasiment plus aucune courbatures dans les cuisses (je vais pas mentir, y a un petit reste sur la cuisse droite mais c’est léger) et surtout zéro douleur, ni au tendon ni au genou ni nul par ailleurs!!
Donc c’est officiel, on se donne RDV le 13/05 pour les 100km de Steenwerck. ..je suis honnête, je veux essayer d’accrocher un sub12h (en même temps c’est pas un objectif de fou non plus mais c’est mon niveau 🙂 )

A bientôt et bon running

A l’encontre de toute logique

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle.

Un petit article rapide (normalement) pour expliquer comment je peux parfois réfléchir comme un âne. ..voir ne pas réfléchir du tout.

Très rapide mise en contexte:
J’ai repris la course a pied le 28/02 après 2 mois d’arrêt complet (pour ceux qui ne seraient pas des fidèles, nodule au tendon d’Achille droit)
Assez rapidement après ma reprise, et après avoir annulé ma participation aux 24h de Rennes(oui je sais être un peu raisonnable), j’ai assez vite décidé que je participerais au 100km de Steenwerck le 13 mai.
Et pour assouvir ma soif de dossard, j’avais prévu de participer aux Foulées des Chênes d’Antan qui ont lieu le 19/04. C’est un 20km en forêt mais très plat sur des chemins stabilisés. ..
Bref. (Ce ‘bref’ veut dire que la mise en contexte est terminée:-) )

Vendredi 3avril, ma femme m’annonce qu’elle va partir en weekend avec sa môman et sa soeur le weekend du 19.
C’est pour l’anniversaire de sa mère donc aucun problème. Soit je pars avec elles et je ne fais pas la course…soit elles partent sans moi mais avec la voiture!! Donc je ne fais pas la course. (Ça va tu suis fidèle lecteur)

Bon cette course n’était pas du tout un objectif donc je le vis bien…j’ai quand même envie d’accrocher un dossard sur mon torse musclé!!! ( toute remarque sur la phrase précédente pourra entraînée des violences physiques!!! 🙂 )

Me voilà donc, samedi 04/04, pendant que femme et enfant font la sieste, a chercher une course pour le weekend suivant. ..
J’étais a la recherche d’un petit 20 bornes en foret pour prendre du plaisir sans trop forcer. ..

Et qu’est ce qu’il s’est passé???

Je suis tombé la dessus…
image

Tu la vois la 3e ligne?? Mais si…
La 3e ligne…celle ou il y a écrit ‘Le marath’vert du gatinais’…

Voilà mon sang n’a fait qu’un tour…

Donc ce dimanche je cours un marathon en foret avec un petit dénivelé de 1000m et de la boue en veux tu en voilà!!!

C’est un peu fou mais je suis pressé d’y être.

A bientôt et bon running