Trail du Viaduc des Fauvettes

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du viaduc des fauvettes le 09/10
Avant de te parler de ma petite personne et de raconter à quel point je suis un runner extraordinaire, et tout et tout,  il faut que je parle de la course.

C’est une boucle de 10km à parcourir 1-2-3-4 ou 5 fois. Tout le monde ne part pas avec le même objectif et donc les rythmes sont assez différents. Mais pas d’ennui, malgré la répétition, le parcours est vraiment génial!!! Des côtes qui brûlent très fort, des descentes abruptes, des racines, de la caillasse, manquait juste un peu de boue 🙂

L’autre point important, que j’ai découvert, si il n’y a qu’un seul ravito par boucle, 80% de ce qui est présenté est fait maison…bon forcément ça donne envie de passer du temps au ravito. Twix maison, flan maison, brownie maison et autres…je me suis rarement pété le bide comme ça!!!!

Donc fidèle lecteur, si l’année prochaine tu es dans le coin à cette période de l’année, il faut cocher dans ton calendrier cette superbe course!!! ( et pour les courageux, cette course fête ses 10ans l’année prochaine…du coup ils organisent un 100km!!!!!)

Revenons maintenant au plus important, ce pour quoi tu viens lire ce blog…MOI !!!! 🙂

Comme pour le trail du four à chaux, je débarque ici sans pression et sans vrai objectif. Je suis là pour faire le 50km, et comme il y a un peu de dénivelé, je me dis que finir en 6h30 serait pas mal. Même si je n’ai aucune idée du dénivelé réel (Strava m’indiquera 1450m!!!), et que je ne sais pas comment je vais encaisser la fait de faire 5fois la même boucle.

Comme je l’ai dit plus haut, 1 seul ravito à chaque 10km. Je pars donc encore une fois sans camelbag, juste ma gourde (qui tient dans la main) et des pâtes de fruit dans les poches du short. Petite appréhension quand je vois le peu de coureur sans camelbag…on verra bien.

Avant le départ je me laisse tenter par l’échauffement collectif. Pas à fond mais pour se réveiller un peu. Je suis reconnu par Steeve, on se suit sur Strava et il connaît mon blog (à ce stade fidèle lecteur, on peut considérer que je suis une star internationale 😉 ). On discute un peu sur le course. Il est là pour faire les 30km. On se souhaite bon courage.

L’organisation annonce quand même, les  vainqueurs des dernières éditions présents ce jour, les doyens de la course, puis on chante l’anniversaire d’une concurrente. Ça donne une dimension humaine à la course…

Et c’est parti. On annonce 450 coureurs.

A peine 100m et déjà des escaliers. Évidemment ça bouchonne. Je pars très lentement car je sais que la course sera longue. On passe dans un château et première grosse montée. Ça créé un premier ecremage. On longe un champs, on rentre dans les bois on passe sur l’immense viaduc. D’en haut on voit les premiers être déjà au pied du viaduc…on repasse dans le forêt, descente sèche, puis on remonte, on saute par dessus un arbre couché, d’un autre, on passe par dessus un fossé. Puis sous le viaduc avec un passage très technique…on ne voit pas le temps passer. Tout le temps obligé d’être attentif au parcours qui n’arrête pas de changer.

Et les côtes sont vraiment dures. Dans ce premier tour, il est difficile d’imaginer dans quel état va se faire le 5e tour.

Néanmoins, cette première boucle se passe plutôt bien. J’enlève mes manchons que j’avais mis pour ne pas avoir trop froid, et je les cache sous une jardinière dans la rue…on verra si elles y sont toujours à la fin.

Je précise que malgré la mode du runner moderne de courir en tout compression, ce ne sont pas des manchons de compression mais juste une couche contre le froid qui , en les enlevant, permet de passer en manche courtes sans se changer (en plus c’était un goddies que une course précédente)

Je finis ce premier tour en 1h08. Et on m’annonce 99e. Je commence déjà à me dire que je suis parti trop vite. D’habitude je tourne aux alentours de la moitié du classement.

Malgré tout je ne traîne pas trop à ce 1er ravito. Du crunch, un coca et je rempli ma gourde.

Je remonte pas mal de runner dans cette 2e boucle. Et à la fin je commence même à rattraper des marcheurs, partis légèrement après nous. La boucle faisant quand même 10km, et comme on n’arrête pas de tourner dans tous les sens, j’essaie de me souvenir à quel moment ça monte et à quel moment ça descend mais je m’y perds un peu. Cela dit aucune possibilité de se tromper, tout est super bien indiqué.

Cette 2e boucle se passe également plutôt bien puisque je la fini en 1h06. Je traîne un peu plus au ravito mais finalement pas tant que ça.

Par contre au moment de repartir du ravito, un vrai sentiment de solitude. Il n’y plus beaucoup de runner sur le parcours. J’avance, j’avance  mais pas grand monde. Ni runner ni marcheur. Du coup je me fais un peu violence pour essayer de tenir le rythme. Et comme en plus je cours une fois de plus sans montre, c’est difficile d’avoir des repères…

Cette 3e boucle est assez difficile mentalement. Sans concurrents, sans chrono, je me motive sans cesse pour ne rien lâcher, ne pas ralentir et ne pas fléchir. Je me dis que ja vais forcément rattraper du monde….mais non.

Au passage de la ligne, je fais mes calculs…puis je recommence ces calculs…plusieurs fois. J’ai bien mis 1h03 sur cette 3e boucle. Étonnant. (Je ne suis toujours pas sûr que mes calculs sont bons mais ça semble coller avec le reste)

Sur le ravito, cette fois je me fais plaisir 🙂

Je repars pour la 4e boucle. Encore 20bornes. Du coup , je decide de lever un peu le pied dans chaque côte pour être sûr d’aller au bout…enfin pour me donner toutes les chances d’aller au bout 🙂

Sur le peu de plat et dans les descentes, je continu à bon rythme mais même en marchant les côtes commencent à brûler.

Les bénévoles encouragent de plus en plus en demandant dans quelle boucle on est. 

Et si je croise aucun coureur, je suis pas mal encouragé par les nombreuses familles qui profitent de la météo et du cadre pour une petite balade.

Dans l’ensemble cette 4e boucle passe à peu près correctement. De la fatigue bien sûr mais pas à l’agonie.

Je finis la boucle en 1h14. J’en suis donc à 4h30 de course. Gros ravito 🙂 

C’est sur ce ravito que j’ai tué le twix maison…une véritable dinguerie!!!!!

Je croise Steve qui a été au bout de ses 30km.  Bravo à lui!!!

C’est parti pour la dernière boucle. Pas mal de gens sont changés, avec le sac en main, près à rentrer chez eux. Ça fait un peu bizarre du coup de repartir sur une boucle. Mais bon j’y go quand même.

Dès les 1ère côtes, les cuisses tirent assez fort…je maintiens la stratégie de la 4e boucle: au calme dans les côtes et on maintient sur le reste du parcours.

Mais après 3-4km, dans le passage technique sous le viaduc, CRAMPE!!!!

Mais pas la crampe que tu fais partir avec un simple étirement…la crampe de merde à l’intérieur de la cuisse (oui Oui l’intérieur de la cuisse) que je ne sais pas comment la faire partir!!!

Du coup je m’allonge un peu dans l’herbe, face au viaduc. Je regarde un peu les gens faire de l’escalade….reprends un peu mes esprit et essai de m’étirer les adducteurs.

Je repars tranquille en étant prudent. Je n’ai pas encore passé le panneau indiquant la moitié du tour.

Mais après un bon kilomètre, un peu de fatigue dans les cuisses mais c’est gérable. Rien à voir avec ces putains de crampes (qui me reviendront pas…)

Je file à allure correct en gérant mes efforts.

La fin approche. Je relâche un peu là pression…et bim!!! Je me casse la gueule. Dans une descente, je ne sais pas sur quoi je bute, mais je me retrouve sur le ventre à faire une petite glissade.

Rien de méchant mais ça a le mérite de me remettre un peu dans la course. Au moins au niveau de la concentration.

Le panneau dernier kilomètre. Je relance comme je peu, et franchis la ligne en 5h57…soit 1h30 pour la dernière boucle. 

Je finis 22e sur les 62 finishers du 50km.

Et pour bien flatter mon ego, je me dis que j’ai finis 22e sur 450…bah quoi, y a un problème? 😉

Autant te le dire tout de suite fidèle lecteur. J’ai fait sa fête au buffet!!! Je me suis assez rempli la panse pour ne plus rien avaler jusqu’au repas de soir.

J’espère que tu auras compris que cette course est vraiment top!!! N’oublie pas de la cocher pour l’année prochaine.

Pour les milliards de fan désireux de me rencontrer enfin, je serais sur « les carrières by night » le 6 novembre et sur « la sans raison » le 7 novembre (pas sûr des dates mais c’est ce weekend là)

D’ici là, à bientôt et bon running.