Trail du Viaduc des Fauvettes

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du viaduc des fauvettes le 09/10
Avant de te parler de ma petite personne et de raconter à quel point je suis un runner extraordinaire, et tout et tout,  il faut que je parle de la course.

C’est une boucle de 10km à parcourir 1-2-3-4 ou 5 fois. Tout le monde ne part pas avec le même objectif et donc les rythmes sont assez différents. Mais pas d’ennui, malgré la répétition, le parcours est vraiment génial!!! Des côtes qui brûlent très fort, des descentes abruptes, des racines, de la caillasse, manquait juste un peu de boue 🙂

L’autre point important, que j’ai découvert, si il n’y a qu’un seul ravito par boucle, 80% de ce qui est présenté est fait maison…bon forcément ça donne envie de passer du temps au ravito. Twix maison, flan maison, brownie maison et autres…je me suis rarement pété le bide comme ça!!!!

Donc fidèle lecteur, si l’année prochaine tu es dans le coin à cette période de l’année, il faut cocher dans ton calendrier cette superbe course!!! ( et pour les courageux, cette course fête ses 10ans l’année prochaine…du coup ils organisent un 100km!!!!!)

Revenons maintenant au plus important, ce pour quoi tu viens lire ce blog…MOI !!!! 🙂

Comme pour le trail du four à chaux, je débarque ici sans pression et sans vrai objectif. Je suis là pour faire le 50km, et comme il y a un peu de dénivelé, je me dis que finir en 6h30 serait pas mal. Même si je n’ai aucune idée du dénivelé réel (Strava m’indiquera 1450m!!!), et que je ne sais pas comment je vais encaisser la fait de faire 5fois la même boucle.

Comme je l’ai dit plus haut, 1 seul ravito à chaque 10km. Je pars donc encore une fois sans camelbag, juste ma gourde (qui tient dans la main) et des pâtes de fruit dans les poches du short. Petite appréhension quand je vois le peu de coureur sans camelbag…on verra bien.

Avant le départ je me laisse tenter par l’échauffement collectif. Pas à fond mais pour se réveiller un peu. Je suis reconnu par Steeve, on se suit sur Strava et il connaît mon blog (à ce stade fidèle lecteur, on peut considérer que je suis une star internationale 😉 ). On discute un peu sur le course. Il est là pour faire les 30km. On se souhaite bon courage.

L’organisation annonce quand même, les  vainqueurs des dernières éditions présents ce jour, les doyens de la course, puis on chante l’anniversaire d’une concurrente. Ça donne une dimension humaine à la course…

Et c’est parti. On annonce 450 coureurs.

A peine 100m et déjà des escaliers. Évidemment ça bouchonne. Je pars très lentement car je sais que la course sera longue. On passe dans un château et première grosse montée. Ça créé un premier ecremage. On longe un champs, on rentre dans les bois on passe sur l’immense viaduc. D’en haut on voit les premiers être déjà au pied du viaduc…on repasse dans le forêt, descente sèche, puis on remonte, on saute par dessus un arbre couché, d’un autre, on passe par dessus un fossé. Puis sous le viaduc avec un passage très technique…on ne voit pas le temps passer. Tout le temps obligé d’être attentif au parcours qui n’arrête pas de changer.

Et les côtes sont vraiment dures. Dans ce premier tour, il est difficile d’imaginer dans quel état va se faire le 5e tour.

Néanmoins, cette première boucle se passe plutôt bien. J’enlève mes manchons que j’avais mis pour ne pas avoir trop froid, et je les cache sous une jardinière dans la rue…on verra si elles y sont toujours à la fin.

Je précise que malgré la mode du runner moderne de courir en tout compression, ce ne sont pas des manchons de compression mais juste une couche contre le froid qui , en les enlevant, permet de passer en manche courtes sans se changer (en plus c’était un goddies que une course précédente)

Je finis ce premier tour en 1h08. Et on m’annonce 99e. Je commence déjà à me dire que je suis parti trop vite. D’habitude je tourne aux alentours de la moitié du classement.

Malgré tout je ne traîne pas trop à ce 1er ravito. Du crunch, un coca et je rempli ma gourde.

Je remonte pas mal de runner dans cette 2e boucle. Et à la fin je commence même à rattraper des marcheurs, partis légèrement après nous. La boucle faisant quand même 10km, et comme on n’arrête pas de tourner dans tous les sens, j’essaie de me souvenir à quel moment ça monte et à quel moment ça descend mais je m’y perds un peu. Cela dit aucune possibilité de se tromper, tout est super bien indiqué.

Cette 2e boucle se passe également plutôt bien puisque je la fini en 1h06. Je traîne un peu plus au ravito mais finalement pas tant que ça.

Par contre au moment de repartir du ravito, un vrai sentiment de solitude. Il n’y plus beaucoup de runner sur le parcours. J’avance, j’avance  mais pas grand monde. Ni runner ni marcheur. Du coup je me fais un peu violence pour essayer de tenir le rythme. Et comme en plus je cours une fois de plus sans montre, c’est difficile d’avoir des repères…

Cette 3e boucle est assez difficile mentalement. Sans concurrents, sans chrono, je me motive sans cesse pour ne rien lâcher, ne pas ralentir et ne pas fléchir. Je me dis que ja vais forcément rattraper du monde….mais non.

Au passage de la ligne, je fais mes calculs…puis je recommence ces calculs…plusieurs fois. J’ai bien mis 1h03 sur cette 3e boucle. Étonnant. (Je ne suis toujours pas sûr que mes calculs sont bons mais ça semble coller avec le reste)

Sur le ravito, cette fois je me fais plaisir 🙂

Je repars pour la 4e boucle. Encore 20bornes. Du coup , je decide de lever un peu le pied dans chaque côte pour être sûr d’aller au bout…enfin pour me donner toutes les chances d’aller au bout 🙂

Sur le peu de plat et dans les descentes, je continu à bon rythme mais même en marchant les côtes commencent à brûler.

Les bénévoles encouragent de plus en plus en demandant dans quelle boucle on est. 

Et si je croise aucun coureur, je suis pas mal encouragé par les nombreuses familles qui profitent de la météo et du cadre pour une petite balade.

Dans l’ensemble cette 4e boucle passe à peu près correctement. De la fatigue bien sûr mais pas à l’agonie.

Je finis la boucle en 1h14. J’en suis donc à 4h30 de course. Gros ravito 🙂 

C’est sur ce ravito que j’ai tué le twix maison…une véritable dinguerie!!!!!

Je croise Steve qui a été au bout de ses 30km.  Bravo à lui!!!

C’est parti pour la dernière boucle. Pas mal de gens sont changés, avec le sac en main, près à rentrer chez eux. Ça fait un peu bizarre du coup de repartir sur une boucle. Mais bon j’y go quand même.

Dès les 1ère côtes, les cuisses tirent assez fort…je maintiens la stratégie de la 4e boucle: au calme dans les côtes et on maintient sur le reste du parcours.

Mais après 3-4km, dans le passage technique sous le viaduc, CRAMPE!!!!

Mais pas la crampe que tu fais partir avec un simple étirement…la crampe de merde à l’intérieur de la cuisse (oui Oui l’intérieur de la cuisse) que je ne sais pas comment la faire partir!!!

Du coup je m’allonge un peu dans l’herbe, face au viaduc. Je regarde un peu les gens faire de l’escalade….reprends un peu mes esprit et essai de m’étirer les adducteurs.

Je repars tranquille en étant prudent. Je n’ai pas encore passé le panneau indiquant la moitié du tour.

Mais après un bon kilomètre, un peu de fatigue dans les cuisses mais c’est gérable. Rien à voir avec ces putains de crampes (qui me reviendront pas…)

Je file à allure correct en gérant mes efforts.

La fin approche. Je relâche un peu là pression…et bim!!! Je me casse la gueule. Dans une descente, je ne sais pas sur quoi je bute, mais je me retrouve sur le ventre à faire une petite glissade.

Rien de méchant mais ça a le mérite de me remettre un peu dans la course. Au moins au niveau de la concentration.

Le panneau dernier kilomètre. Je relance comme je peu, et franchis la ligne en 5h57…soit 1h30 pour la dernière boucle. 

Je finis 22e sur les 62 finishers du 50km.

Et pour bien flatter mon ego, je me dis que j’ai finis 22e sur 450…bah quoi, y a un problème? 😉

Autant te le dire tout de suite fidèle lecteur. J’ai fait sa fête au buffet!!! Je me suis assez rempli la panse pour ne plus rien avaler jusqu’au repas de soir.

J’espère que tu auras compris que cette course est vraiment top!!! N’oublie pas de la cocher pour l’année prochaine.

Pour les milliards de fan désireux de me rencontrer enfin, je serais sur « les carrières by night » le 6 novembre et sur « la sans raison » le 7 novembre (pas sûr des dates mais c’est ce weekend là)

D’ici là, à bientôt et bon running.

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Mieux vaut tard que jamais

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle

En cliquant ici tu pourras enfin voir la vidéo de l’Ultramarin.

J’ai hésité.
Soit je mettais plein d’images….
Soit je mettais l’accent sur mon ressenti.

Finalement j’ai décidé que je n’étais l’office du tourisme 🙂 donc tu auras surtout mon ressenti. ..enfin ma souffrance. .ou plutôt ma déchéance 😉

En tout cas je me suis dit qu’il etait intéressant de montrer les différents états que l’on peut traverser sur une course aussi longue.

Voilà.

A bientôt et bon running.

Grand Raid du Golfe du Morbihan: je l’ai fait!!!!

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur.

CR du Grand Raid du Golfe du Morbihan

Pour rappel cette course est une boucle de 177km limitée a 42heures. Tout au long du parcours, il y a des ravitos, espacés de 15 à 20km, dont certains servent également de barrières horaires.

Pour ma part, mes 3 dernières semaines ayant été perturbées par des douleurs au tendon d’Achille gauche, je suis un peu pessimiste sur le déroulement de la course.
Par contre, mentalement je suis gonflé à bloc. Premièrement la barrière horaire me fait dire que même en marchant je peux aller au bout. Mais surtout mon récent echec a Steenwerck me pousse à ce que ça n’arrive pas 2 fois.

Le jour J tout se passe bien. J’arrive a Vannes a 13h17, je récupère vite mon dossard, trouve une cantine pour manger et me dirige vers les vestiaires.
Il n’est que 15h30 mais je suis déjà habillé. J’ai ainsi évité la cohut dans les vestiaires, et je peux me vautrer dans l’herbe a l’ombre près de l’arche de départ.

Et c’est là que ma course a commencé. Je porte mon maillot de foot du Kenya et mon short H&M tout nouveau, offert par mon fils pour la fête des pères.

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Je suis conscient que ça ne renvoi pas l’image d’un runner aguerri…et je vois que bon nombre de runner se demandent ce que je fais là.
Je me sers de ça pour me motiver encore plus en me disant : ‘ je vais vous montrer de quoi je suis capable’ (je sais c’est stupide mais on se motive comme on peut)

A 17h, le départ est donné. Un départ fictif, qui propose une petite boucle dans la ville façon tour de France….c’est blindé de monde. Et on repasse par la ligne pour le départ réel.

Le peloton s’étire très rapidement. Chacun étant bien concentré sur son objectif, tout le monde a bien conscience qu’un départ rapide, c’est l’échec assuré.

J’essaie donc très tôt d’appliquer la stratégie ( et oui j’ai une stratégie quand même): courir lentement au feeling (car pas de montre) sur le plat et dans les descentes, et marcher quand ça monte ou que je cours depuis trop longtemps.

La 1ere portion se passe bien. J’arrive au ravito du 16e km en 2h16. J’ai un peu mal au tendon mais c’est très gerable. Il fait encore bien jour et les paysages traversés sont magnifiques.

Le prochain ravito se trouve au km36. Tout au long de la course il a été essentiel pour moi de savoir ou étaient les ravito. Car sans montre ni Gps, ça me donnait quand même un repère.

Bon nombre de runners fonctionnent également en mode cyrano (marche et course pour les moins culturés d’entre vous 🙂 ). Du coup on passe son temps a croiser les même personne. ..et tout le monde ou presque se retrouve au ravito.

2e ravito justement. Le premier avec des plats chauds. Sous une immense tente, tous les runners sont attablés dans une ambiance de colonie de vacances. On n’a fait que 36km, il fait très bon, pas encore nuit et on mange un plat chaud.

A chaque fois on échange sur la distance du prochain ravito, ainsi que des différentes barrières horaires.

Je repars équipé de ma frontale car la nuit commence bientôt.

Et effectivement la nuit tombe vite, et je perds énormément de temps dans des sentiers côtiers ou les racines sont extrêmement nombreuses. Je préfère evoluer lentement pour ne pas me vriller une cheville.

Au ravito suivant, l’ambiance ressemble beaucoup plus a un film de zombie…une petite tente sur un parking assez peu éclairé, des runners allongés sur le sol, avec la couverture de survie en guise de drap, et surtout pas un bruit…..
Les visages commencent à être fermés, et on se signale par une simple grimace que c’est déjà dur.

Pour ma part ça va encore, je repars en poursuivant ma stratégie. Depuis pas mal de kilomètres, j’ai une foulée très courte et très rasante, qui ne sollicite pas le tendon. Enfin, on va dire que je ne ressens pas de douleurs a chaque foulée.

Je suis en de plus en plus seul. Grâce aux lampes frontales, on voit parfois des runners au loin, ou on en croise de l’autre côté de la rive, mais finalement on ne partage que très peu de kilomètres ensemble. Chacun reprends vite son rythme après avoir échangé 2-3 mots pour connaître l’état de forme.

J’ai beaucoup de mal a me rappeler des distances séparant les ravitos durant cette 1ere nuit.

Mais je me souviens assez bien de ce dernier ravito avant que le jour se lève.
Très peu de banc pour s’asseoir, pas de table…je ne suis pas très a l’aise pour remplir ma poche a eau ( pour cela je dois vider mon sac). Du coup, ca me fatigue, m’agace et me scie les jambes.
Quand je repars j’ai un petit coup de fatigue dans les jambes, alors je marche pour laisser passer l’orage et mange de la pate d’amende pour le kif 🙂
Et a un moment ça repart.

Il fait maintenant jour, je commence a être un peu fatigué mais je tiens le coup.
Une bénévole m’annonce le bateau dans 9km.
Le bateau, c’est la mi course, le lieu a partir duquel on commence le décompte des kilomètres. Et on prend réellement le bateau pour une petite dizaine de minutes.

Et d’un coup je sens que je n’ai plus de jambes….je marche très lentement.
Et c’est bien connu, il suffit qu’un grain de sable vienne gripper la machine pour que tout se détériore.
Du coup mon sac me gêne beaucoup…je sens les irritations qui m’arrachent une partie du dos.
Et je commence a avoir mal sous les pieds…comme si les semelles de mes chaussures étaient déjà complètement usées.
Je marche a 2 a l’heure, me fatigue quand même. ..donc le moral prend un vrai coup.

J’arrive tant bien que mal au bateau. J’ai l’impression d’avoir mis 2h pour faire les 9km.

Après le bateau, ça va un peu mieux, je reprends mon rythme marche/ course…pendant 3km..et re-coup de mou. Le gymnase de mi course est a 3km encore….interminable!
Je me sens vraiment faible.
A 800m du gymnase, une bénévole propose qu’on vienne me chercher…hors de question!!

9h05, enfin le gymnase de mi course. Celui ou on récupère un sac laissé plus tôt au depart…

Je ne récupère pas mon sac tout de suite, je me couche dans l’herbe, au soleil pour ne pas avoir froid, et programme un reveil 30min plus tard. Mais impossible de dormir. En allant vers la salle pour manger, je tremble et me sens faible. ..une dame me voit claquer des dents, et me ramène une assiette de purée avec beaucoup de sel…j’en reprendrais une 2e puis une 3e.
En fait je n’étais pas fatigué de sommeil mais fatigué par manque d’énergie.

Ensuite, je me change complètement, refais mon sac et fini de manger.

Je repars après un ravito de pres de 2h.
Il est alors 11h et il fait une chaleur de fou.

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Je reprends mon rythme marche et course.

J’ai tenu ce rythme une bonne partie de la journée….mais au km 104 ( je crois qu’il était vers 16h), gros coup de moins bien.
Irritations et douleurs sous le pieds deviennent de plus en plus dures a gérer.

Alors je marche…lentement. ..très lentement….c’est très long. ..je commence a me demander quand je vais abandonner….parce que je ferais pas 70km en marchant comme ça.

Au km 137, on est sensé arriver a un ravito….mais ce n’est qu’un point d’eau.
Quand le bénévole m’annonce ça, j’enlève mes chaussures, m’allonge sur le sol gymnase et demande: ‘si j’abandonne ici, comment je rentre?’.
Il m’explique le déroulement et vient chercher mon dossard. ‘Non…je réfléchis encore un peu’.
Et puis il m’explique qu’il y a un ravito 6km plus loin….

Je pense a la colère que j’ai eu en abandonnant a Steenwerck…je pense aux messages que je n’ai pas envie de recevoir :’c’est déjà énorme ce que tu as fait’.

Bref, je repars en marchant. La douleur sous les pieds est vraiment atroce. Donc je m’accorde quelques pauses; je m’allonge dans l’herbe, a l’ombre d’un arbre.
Il me faudra 1h15 pour faire les 6km.

Mais ce ravito est une vraie galère…on se fait eclater par les moustiques. J’hésite a rejoindre la tente pour aller dormir…finalement j’y vais, mais il n’y a plus de lit dispo….donc je repars. Il est aux alentours de 22h et j’ai 14km a faire avant le prochain ravito qui est aussi la dernière barrière horaire ; celle ci est placée a 5h du matin.

Je marche de plus en plus lentement. Un runner me signale que je zigzague beaucoup….je suis en train de m’endormir!! Je multiplie les pauses mais en m’allongeant le moins possible pour ne pas m’endormir.

Ne pouvant pas m’arrêter n’importe pour abandonner, je continu….mais je coeur n’y est plus. Au prochain ravito, stop!!

C’est a 2h du matin que j’arrive au dernier ravito. J’ai mis 4h poir faire 14km. ..je n’en peux plus.

Dans mon esprit, on a beau être au km 157, il est clair que je vais abandonner. Impossible de faire les 20km restant d’une seule traite.
Je me laisse quand même une sieste d’une heure.
Je trouve un lit et m’endors direct. Après 55 min de sieste. Je vais manger un peu avant de signifier mon abandon a un bénévole. Celui ci me dit qu’il y a un pointage dans 2km, puis un autre 8km plus tard.
Ca change tout. Je n’ai pas a faire 20 bornes d’un coup mais 3 étapes de 2 -8 et 12km…

A 3h20, je repars. La barrière était a 5h…je n’ai plus beaucoup de marge de manoeuvre.

J’arrive assez vite au 1er pointage et ne m’y arrête même pas.
Je retrouve rapidement les bords de plage après une longue période de champs…même si il faut bien avouer qu’il y a bien longtemps que je prête moins attention au paysage.

Le moral va mieux. Je ne vais pas plus vite mais par rapport a la forme du moment (on peut dire la fatigue ) j’ai l’impression d’avancer efficacement.

Le jour se leve enfin. Je viens de passer une 2e nuit dehors. ..

Le dernier pointage est passé 5h35 du matin…plus que 12km.
Une broutille.

Sauf que je n’en peux plus. Et le final est interminable.
On est à Vannes, on voit le port, on entend parfois le speaker….et pourtant a chaque on bifurque sur le chemin qui nous en eloigne le plus.
Je sais qu’on est a moins de 5km de l’arrivée mais c’est au dessus de mes forces; je multiplie les pauses allongé sur les bancs ou dans l’herbe.

Ça y est l’arche est là, de l’autre côté de la rive…plus qu’un kilomètre. Il y a très peu de monde et je suis vraiment HS.
Je n’accelere même pas.

J’approche l’arche…pas de musique, pas de speaker. ..je prends tout mon temps pour la pause photographe.

Je m’avance encore…3 spectateurs m’applaudissent.
Ça y est le chrono officiel…39h42…
L’émotion monte enfin mais même mes larmes sont fatiguées.

Je tombe dans les bras d’un bénévole qui me félicite chaleureusement. ..
On me remet mon tee shirt finisher.

C’est fini.

Je l’ai fait.
177km en 39h42. (Temps officiel ramené à 39h28’38 à cause de la traversée en bateau)

Sur le coup je suis fier de moi. Fier d’avoir été chercher des ressources mentales inconnues. Fier de ne pas avoir lâché. Fier d’être tout simplement finisher.

Et puis, assez vite finalement, je me dis que je n’étais pas assez prêt. ..que j’étais blessé. ..que j’aurais aimé courir plus. ..
Et puis le classement tombe:
Je fini 467e sur 483 arrivants.. je suis dans les 16 derniers..
Ça m’a mis un coup au moral
Il y avait quand même 776 partants donc 34% d’abandon….mais quand même dans les 16 derniers…ça m’embête pas mal.

Je veux donc une revanche!!! Sans blessure et avec une vraie grosse prepa spécifiquement tournée vers cet objectif.

Dans la partie bobologie:
-De grosses irritations dans le dos, sur les flancs et les fesses
– de grosses douleurs sous les pieds (qui sont d’ailleurs toujours presentes 1 semaine après)
-bien sûr le tendon d’Achille gauche, déjà douloureux au départ, ça ne s’est pas arrangé
-comme j’ai beaucoup marché, pas de courbatures, pas de crampes…musculairement aucune douleurs.

Merci a tous les Twittos qui m’ont encouragés. A chaque fois c’est du pur bonheur, les messages aident vraiment a avancer.

Je n’ai pas cité les runners avec qui j’ai échangé parce que le CR est déjà assez long comme ça 🙂
Mais tous ces échanges, toutes ces discussions, ça aussi ça fait beaucoup avancer.

Allé, a bientôt et bon running.

Ultramarin: objectif ne pas couler

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur.

Encore un titre d’article génial!!! J’adore mon blog 🙂

En vrai, la course s’appelle plutôt le grand raid du Golfe du Morbihan….mais mon jeu de mot ne marchait pas…ahahaha 🙂

Passons aux choses sérieuses; voilà les différentes données de base:
Le départ a lieu le vendredi 26 juin a 17h
177km pour 1000m D+
Barrière horaire de 42heures
Ravitos tous les 15-20km (dont 4 avec plats chauds)
A mi course un ravito géant avec, douche, dortoirs et surtout possibilités de de récupérer un sac de 20-30 litres déposé préalablement a la consigne (avec du change par exemple, ou à manger, ou une revue)
Il y a du matériel obligatoire (sanctionné d’une heure de pénalité en cas de manque)

Pour la petite histoire, sur le site on trouve différents conseils…comme prendre des sacs plastiques pour ne pas perdre ses chaussures dans les marécages…je fais déjà dans mon froc a l’idée
de courir une telle distance…en plus je risque de perdre mes pompes.

Autre détails, le depart est vendredi a 17h. ..avec un délai de 42h ça fait une arrivée le dimanche midi….potentiellement ça fait passer 2 nuits dehors…

Plus j’avance et plus je me demande pourquoi je fais ça 🙂

Sur les 2 dernières semaines, j’ai dû composer avec une douleur au tendon d’Achille. Mais pas de quoi entamer mon moral. Je veux être finisher (ça fait déterminé hein….on en reparle la semaine prochaine 🙂 )

En tout cas ma stratégie sera de m’économiser!! Je teste depuis qq semaines d’alterner course et marche. Je le fais au feeling pour m’habituer, parce que le jour j je n’aurai pas de chrono, ma montre ayant une autonomie de 16h, ca sert a rien que je calcule des trucs précis…si ça monte je marche, si je sens que je vais un peu vite je marche, et bien sûr si j’en ai envie je marche.

Je veux essayer de me fixer l’objectif de me fatiguer le plus tard possible.

Et niveau logistique, pour une fois j’ai essayé de mettre les chances de mon côté.
Je pars avec une tenue (désolé mesdames mais je ne cours pas en tenue d’Adam 🙂 ) et j’ai une tenue complète dans le sac + bonnet, gants, veste, coupe vent et chaussettes hautes pour ne pas avoir froid la nuit.
Le même contenu m’attend a mi course pour pouvoir repartir complètement au sec et au chaud si besoin.

Sinon j’ai lu plein de CR, de forum, vu des vidéos. ….bah j’ai peur.

Ça fait 2 bonnes semaines que cette course hante mon esprit…j’y pense énormément. J’essaie de me préparer a souffrir, a penser a la ligne d’arriver, a marcher, ne pas penser chrono ou classement…bref je suis quand même pressé d’y etre..autant que j’ai peur.

Cette fois le simple fait de franchir la ligne d’arrivée me rendrait fier de moi…et si on me dit que je n’ai pas été assez vite ou quoique ce soit….et bah…et bah… pendant la course je reflechirais a un truc a dire a ces cons là (si je suis finisher bien sûr. .parce que c’est pas fait)

On verra bien ce que ça donne. .
C’était encore un article qui ne devrait pas changer la face du monde…mais tu connais la formule, c’est mon blog et je fais ce que je veux. ( en fait cet article aussi inutile soit il m’aide a avoir un peu moins la pression)

D’ailleurs en parlant de faire ce que je veux j’en profite pour faire un gros bisous a Gwendo….

Et aussi, si vous voulez suivre mes superbes exploits ce weekend c’est par ici et pour que ce soit plus pratique, jaurais le dossard 708.

Allé a bientôt et bon running

Et pourquoi pas moi??

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

Maintenant tout le monde fait des vidéos. ..alors pourquoi pas moi?

Le temps de se refaire un peu la cerise, c’est au mois de mars que le père Noël m’a gentiment offert un GoPro.

Après pas mal d’hésitation voilà donc une petite vidéo du Marath’vert du Gâtinais.

(désolé pour le son qui, quand je parle, est vraiment pourri)

A bientôt et bon running

On n’a pas le même marathon mais on a la même passion!!!

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur.

En ce dimanche 12 avril 2015, alors que la moitié de la blogosphère est au marathon de Paris, et que l’autre moitié boucle les préparatifs de Bordeaux, je prenais le départ du Marath’vert du gatinais.
En vérité cette course n’a de marathon que la distance. …en effet, le speaker annonce, du sable, des monotraces, des descentes techniques, et un total de 21 côtes (soit 900D+)

Je m’étais inscrit un peu a l’arrache pour ………..’kiffer la vibe’ 🙂 (si tu veux plus de détail sur mon inscription c’est )

Le départ est donné a 7h45. Placé en queue de peloton, je fais le choix de partir lentement pour que le cardio ne s’emballe pas d’entrée.
Après moins d’1 km on rentre dans les bois par un monotrace..du coup une file indienne se forme et si nous ne sommes qu’une petite centaine, ça suffit pour bouchonner. Je dis donc adieu a mes rêves de podium!! (J’avais absolument aucun espoir de podium, mais là ça me donne quand même une bonne excuse 😉 )
On rentre assez vite dans le vif du sujet. Une bonne grosse côte direct, puis une descente puis re-une côte, et re-une descente. ..
Plutôt prudent dans les côtes, j’envoie un peu dans les descentes pour me créer un peu de place et ne pas piétiner dans les côtes suivantes.
Je fais également attention a ne pas garder le cardio trop haut mais les côtes sont tellement piquantes que ça se stabilise assez haut (pour les amateurs de chiffres, aux alentours des 80% de FCM en ce debut de parcours)

Au bout de 50min de course on sort de la foret pour atterir sur un chemin a travers champs. Il y a un leger brouillard, au milieu duquel les silhouettes de runner sont dessinés par les rayons du soleil. .c’est un moment très agréable (j’espère, fidèle lecteur, que tu as apprécié cette partie poétique parce qu’il n’y en aura pas 2!!! 🙂 )

Sur cette grande plaine, je suis rattrapé par un assez grand runner avec un maillot jaune ( je ne le sais pas a ce moment là mais on va rester ensemble ou presque jusqu’au 38e km..)

J’ai oublié de préciser que pendant la course, je n’ai pas regardé la distance, juste le chrono… donc le recit peu paraître un brouillon mais je n’avais pas de repère.

A un moment, on se retrouve a un groupe de 6 coureurs. On se trompe de chemin sur une centaine de mètres avant de faire demi tour…du coup ils accélèrent. ..comme pour rattraper le temps perdu.
Je poursuis à mon rythme et constate la chose suivante: sur les parties plates ou en léger faut plat, je perds du terrain; par contre en cote et en descente je fais des petits écarts. Du coup je saute de groupe en groupe, ou plutôt de runner en runner parce qu’on est pas super nombreux. Seul le runner en jaune est a peu près a mon rythme.

Je décide de me faire plaisir dans une descente. Je suis content de rattraper un runner tout en salomon. (Oui ça ne sert a rien mais chacun ses plaisirs. ..)
Ravito du 13e (il y en a un autre au 30e). Un Tuc, une pate de fruit, un verre d’eau et c’est reparti.

On alterne entre chemin large, monotrace, du sable, ça monte, ça descend. ..le parcours est tout simplement mortel…
Je me suis d’ailleurs demandé comment se dessinait un parcours. ..combien y a t il de reconnaissance. …

Je me souviens d’une longue partie en sous bois, assez plate et donc assez dure car il fallait tenir le rythme. ..je me maintiens a une centaine de mètre derrière un groupe de 5 runners (dont le fameux maillot jaune).
Je les rattrape et les double dans la 1ere cote venue. Sur le coup, je deplore l’absence de classement du meilleur grimpeur, avec maillot a poids pour le vainqueur ( fidèle lecteur, si tu ne connais pas un minimum le Tour de France, tu n’as pas pu comprendre la dernière référence. .. 😛 )

A ce moment de la course, je ne sais pas trop si je fais bien de continuer a courir comme ça dans les cotes…mais comme j’essaie de faire attention au cardio, je continue comme ça.

Long passage a travers champs, donc en plein soleil…et on arrive au ravito du 30e km. J’y suis en 3h 27; donc pas mécontent a ce moment là. ..je discute avec quelques runner, je prends un peu mon temps mais pas trop parce que je sais qu’il sera dur de repartir. ..

Et effectivement, la relance post-ravito est un peu délicate… Les jambes ont du mal a retrouver une fréquence fluide (c’est beau comme formule ça non? )… en bref j’en chie un peu. .. 🙂 ( c’est plus parlant comme ça)

Aux alentours des 4h je coupe mon effort. Je sens une grosse fatigue dans les jambes. .et je n’oublie pas que l’objectif du jour est de me faire plaisir et de voir si mon corps peut supporter un 100 bornes dans pile 1 mois. Je marche donc sur 500-600 metres (bon c’était peut être plus mais c’est mon blog, je dis ce que je veux). Le runner en jaune me double pour la énième fois.

Je repars doucement.
Je commence a rattraper pas mal de participants de la marche nordique puis assez vite des runneuses du 23km….oui désolé il n’y a que des runneuses. ..
Sauf un homme qui les accompagne et mon fameux maillot jaune.

Parmi les bénévoles ou les runneuses on entend de plus en plus le nombre de kilomètres qui nous sépare de l’arrivée. Et je ne sais si ça a un vrai lien ou si c’est juste ma fatigue qui l’emporte mais chaque cote devient un véritable calvaire!!!
J’ai l’impression que les 5 derniers km ne sont fait que de murs!!! Ça brule les cuisses, le souffle est court et le cardio monte en flèche ..pourtant je marche dans toutes les côtes. (pour les amateurs de chiffre je boucle cette course a une moyenne de 84% de FCM..donc soit je suis un surhomme, soit mon cardio est mal évalué…)

C’est dès le debut de cette série de côte que je perds le runner en jaune. Il arrivera finalement 3-4 min après moi.
Oui c’est moi qui ai fini devant lui…tu me prends pour qui fidèle lecteur!!!?? 😉

On se motive avec 2 runneuses du 23km. On entend le speaker…c’est bon signe. Du coup dans la descente je lache les chevaux. …
Et là c’est le drame!! On repart sur un mur en sable!!! Une épreuve autant physique que morale. ..
D’autant que nous sommes assez proche du speaker pour entendre que les podiums se déroulent en ce moment même…. ça me remet bien a ma place de petit runner.
Une dernière descente effectuée sur les fesses car le combo ‘ mur a descendre + jambes en carton humide’ m’aurait fait courir a ma perte…
Je termine quand même dans un semblant de sprint (mis en perspective avec le niveau de fatigue du moment, c’était un sprint de dingue!!) et coupe le chrono en 4h48, au coude a coude avec l’homme en salomon… il est d’ailleurs venu me féliciter de ma gestion de course en dépit de mon gabarit ( ce qui fait très plaisir. ..ça veut dire qu’il m’avait d’abord pris de haut avant de se raviser devant ma vitesse exceptionnelle )

Ravito rapide et retour maison car ma femme avait besoin de la voiture. Je ne sais donc pas quel est mon classement. ..
Mais pour avoir vérifié, course faisait finalement 44,2km et pas 41..et voilà le dénivelé.

image
je mets le dénivelé du parcours à la fin du récit parce que je ne l’ai vu qu’après la course en cherchant le classement sur le net

Et franchement le parcours était tout simplement génial!!! Une course a conseiller!!

A J+2 je n’ai quasiment plus aucune courbatures dans les cuisses (je vais pas mentir, y a un petit reste sur la cuisse droite mais c’est léger) et surtout zéro douleur, ni au tendon ni au genou ni nul par ailleurs!!
Donc c’est officiel, on se donne RDV le 13/05 pour les 100km de Steenwerck. ..je suis honnête, je veux essayer d’accrocher un sub12h (en même temps c’est pas un objectif de fou non plus mais c’est mon niveau 🙂 )

A bientôt et bon running

Quand on est con…on est con!!!!

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

CR du marathon de Cernay la ville

Tout commence dans la joie et les bonne humeur. Je récupère les @LapinsRunners a la gare (3min de voiture pour moi vs 1h10 de transport pour eux…covoiturage déséquilibré!!!). Ce co-voiturage donne accès au parking VIP réservé a cet effet (ce qui est une bonne initiative, notons le 🙂 )

Tout se passe vite et bien: récupérage du dossard, changeage, puis déposage des affaires à la consigne.
On croise @Kalipointbarre et @The_Fire_Fly qui sont déguisés pour l’occasion. (En vérité on croise des milliards de personnes parce que les Lapins sont de vrais stars a qui tout le monde veut parler, tout le temps, mais impossible de retenir tous les noms!!)

Je m’éclipse pour éviter la queue aux toilettes, puis je perds les Lapins. Je retrouverais Emir une dizaine de mètres après le départ puis Carole avec qui j’échange quelques mots 3 ou 4 kilomètres après le départ.

La course maintenant.
Je vais pas tourner autour du pot, j’ai fait de la merde.
Je choisis de te livrer mes temps de passage au 5 km, qui sont ceux que je regardais en live pendant la course; ensuite, je vais essayer de te faire vivre la course comme si tu étais dans ma tête, pour que tu comprennes les différents etats qui ont été les miens pendant cette course.

Km 0 a 5 en 26’48 »
Km 5 a 10 en 25’01 »
Km10 a 15 en 26’10 »
Km 15 a 20 en 27’29 »
Km 20 a 25 en 25’48 »
Km 25 a 30 en 24’14 »
Km 30 a 35 en 31’45
Km 35 a 40 en 43’30 »
Les 2 derniers en 17’51

Temps final: 4h08’21 »

Donc maintenant si tu n’as pas envie de vivre le marathon dans ma tête, tu peux aller directement dans les commentaires pour me faire un bisou 🙂

Pour les courageux, je fais une petite apparté pour mieux comprendre mon état d’esprit:
Depuis 2 grosses semaines, j’ai une douleur (d’intensité variable) au tendon d’Achille droit. 1 semaine avant le marathon (le samedi pour être précis) la douleur est très forte. Je décide de ne plus rien faire jusqu’au marathon, et je fais une cure de Voltarene matin et soir

Cette fois la course:
(Je te previens, en italique, c’est quand je me parle a moi même pendant la course, et en normal, des semblant d’analyse, pendant la course)
Dès les premières foulées, le tendon est douloureux.
voilà, ca fait des semaines que tu te la pètes avec tes 5 entraînements par semaine, de vouloir repousser ton seuil de fatigue, tu veux faire des ultras par ci des ultras par là. ..et là tu vas raconter quoi sur ton blog, que tu fais ta chochotte après 2 malheureux kilomètres…
vas y serres les dents et fais le bonhomme un peu
Passage au 5e km. Le temps est correct.
C’est mort pour le RP parce que c’est peu probable que t’ailles plus vite mais essai quand même de passer sous les 4h.
A force de me convaincre que je ne dois pas me plaindre je ne pense presque plus a la douleur, sauf quand ça monte
Passage au 10ekm.
Bah tu vois quand tu veux. Si t’arrêtes de t’apitoyer sur ton sort, ça peut le faire.
Faut faire gaffe à pas trop accélérer
Passage au 15e. Pour l’instant c’est pas si terrible que ça
si tu continus comme ça tu pourras l’appeler ‘au courage’ ton article
Passage au 20e. En y réfléchissant je n’ai plus du tout mal au tendon. C’est comme si je m’étais convaincu que je n’ai rien. Par contre le genou gauche commence a couiner un peu.
franchement testes la même méthode, dis toi que c’est rien qu’il est hors de question de craquer a seulement 20 bornes!!
-Arraches toi pour une fois!!
Putain je vais peut être un peu vite là. Je commence a rattraper du monde.
Passage au 25e.
Franchement tu vas peut etre un peu vite, tu risques de le payer plus tard. Mais au moins pour une fois tu te bats, tu pourras le mettre sur ton blog, pour une fois t’as rien lâché tu t’es bien dépouillé mon con
Passage au km 30. C’est quoi cette allure de dingue???
Bon le speaker a annoncé une côte piquante au 32e, donc ralenti pour la passer proprement et relance ensuite.
Je ralentis un peu jusqu’au pied de la cote, ça stabilise les positions autour de moi.
La voilà cette putain de cote.
Au putain le tendon me defonce…
Mais c’est quoi ça??? Aie aie aie..mais pourquoi j’ai mal ici…lache l’affaire, marche… (une énorme douleur sous le pied droit, qui est quasiment partie en haut de la côte)
Je marche
Bordel, elle est longue cette cote.
Franchement c’est mort tu repartiras jamais!!
Tiens regardes bien..tu vois tous ces runners qui te doublent…ils doivent bien te prendre pour un con..t’es passé comme une balle tout a l’heure et là ils te laissent sur place.
Tu le mettras bien dans ton blog que tu t’es écroulé comme une merde, une fois de plus!!
Au km 35. Si je fais 5min/km sur les 7 derniers je finis pas loin des 3h50.
Hey ducon t’es complètement rincé. T’arrives même pas a courir et tu fais des calculs a 12km/h
Faut que j’arrête de regarder ce putain de chrono. Et si je courais sans chrono?
un runner me double en m’encourage et me dit que tout le monde est fatigué, qu’il faut pas lacher. Je le remercie. Mais intérieurement je me demande, si tout le monde est fatigué, pourquoi je suis le seul qui marche.
La suite est un véritable calvaire. Je marche. .trottine une petite centaine de mètres puis remarche.
J’ai mal au tendon mais aussi a la cheville gauche, au genou gauche et sous le pied droit…une catastrophe
Je signale que les larmes me sont montées vers le km 39. Je trottinais (j’ai vérifié après 7,1km/h) quand un enfant d’une dizaine d’années m’a crié dessus de toutes ses forces : bravo monsieur vous êtes le meilleur!! allez allez allez!!
il est vraiment sympa le môme parce que t’es vraiment pas beau a voir
‘comme une merde’ c’est finalement un meilleur titre pour ton CR, ça te va mieux!!
Allé, j’aperçois l’arche au loin, il reste 2 km. Faut que je finisse en courant quand même
Je relance un peu mais la tête n’y est plus et mon corps m’a lâché. ..
Je n’arrive même pas a courir pour finir..
Je coupe donc la ligne en 4h08

Dans le gymnase, je tombe sur Emir. Il a fait 3h29 mais il est un peu déçu parce que ça fait presque 15min de plus que l’année précédente.
Je lui fais part de ma colère contre moi même, et surtout de mon idée de courir les courses sans chrono…
Il va se placer sur la ligne pour voir Carole arriver.
Je me change et on se retrouve ensuite dans le gymnase.
On attend pendant le podium pour voir si Carole est 3e ou pas. Là encore, c’est un défilé, tout le monde veut parler aux Lapins.
On retrouve a nouveau @Kalipointbarre et @The_Fire_Fly mais aussi @earandnow .

A la demande de @runnindoum je vais faire un bisou aux gars de Courir Le Monde’.

On repart ensuite avec les Lapins. On devrait se revoir a Vincennes et Steenwerck (et peut etre à Rennes…peut être). C’était très sympa de pouvoir prendre un peu de temps pour bavarder de tout et de rien avec les Lapins

2 jours apres ce marathon je suis dans un etat avancé de délabrement physique.
Mon tendon est archi douloureux, et la cheville a doublé de volume.
J’ai mal au genou gauche et a la cheville gauche ( mais ça c’est supportable)
C’est la première fois que j’ai les articulations en vrac (par contre aucun bobo musculaire)
Je ne sais pas vraiment d’où ça vient, mes baskets etaient très usées et même trouées donc ça a pu joué mais il doit y avoir autre chose.
Je suis également a l’aise avec l’idée de tenter de courir mes prochaines courses sans montre, sans cardio….sans rien.
Je me rends compte qu’à chaque fois que je vise un chrono je perds toute lucidité en voulant aller plus vite, et en faisant des calculs approximatifs… (par contre je pense continuer a l’utiliser a l’entraînement)

Bien sûr je reste finisher d’un marathon, l’allure est de 10,4km/h donc c’est pas non plus complètement ridicule. ..
Mais je visais au moins aussi bien que l’an passé. ..et surtout je voulais gérer proprement.
Je suis quand même passé au km 30 en 2h38….je sais pas si tu vois la dégringolade!!!

En tout cas, ça sera repos pendant 2 semaines, et participation a Vincennes en touriste pour voir les Twittos!!!

A bientôt et bon running