Trail du Viaduc des Fauvettes

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du viaduc des fauvettes le 09/10
Avant de te parler de ma petite personne et de raconter à quel point je suis un runner extraordinaire, et tout et tout,  il faut que je parle de la course.

C’est une boucle de 10km à parcourir 1-2-3-4 ou 5 fois. Tout le monde ne part pas avec le même objectif et donc les rythmes sont assez différents. Mais pas d’ennui, malgré la répétition, le parcours est vraiment génial!!! Des côtes qui brûlent très fort, des descentes abruptes, des racines, de la caillasse, manquait juste un peu de boue 🙂

L’autre point important, que j’ai découvert, si il n’y a qu’un seul ravito par boucle, 80% de ce qui est présenté est fait maison…bon forcément ça donne envie de passer du temps au ravito. Twix maison, flan maison, brownie maison et autres…je me suis rarement pété le bide comme ça!!!!

Donc fidèle lecteur, si l’année prochaine tu es dans le coin à cette période de l’année, il faut cocher dans ton calendrier cette superbe course!!! ( et pour les courageux, cette course fête ses 10ans l’année prochaine…du coup ils organisent un 100km!!!!!)

Revenons maintenant au plus important, ce pour quoi tu viens lire ce blog…MOI !!!! 🙂

Comme pour le trail du four à chaux, je débarque ici sans pression et sans vrai objectif. Je suis là pour faire le 50km, et comme il y a un peu de dénivelé, je me dis que finir en 6h30 serait pas mal. Même si je n’ai aucune idée du dénivelé réel (Strava m’indiquera 1450m!!!), et que je ne sais pas comment je vais encaisser la fait de faire 5fois la même boucle.

Comme je l’ai dit plus haut, 1 seul ravito à chaque 10km. Je pars donc encore une fois sans camelbag, juste ma gourde (qui tient dans la main) et des pâtes de fruit dans les poches du short. Petite appréhension quand je vois le peu de coureur sans camelbag…on verra bien.

Avant le départ je me laisse tenter par l’échauffement collectif. Pas à fond mais pour se réveiller un peu. Je suis reconnu par Steeve, on se suit sur Strava et il connaît mon blog (à ce stade fidèle lecteur, on peut considérer que je suis une star internationale 😉 ). On discute un peu sur le course. Il est là pour faire les 30km. On se souhaite bon courage.

L’organisation annonce quand même, les  vainqueurs des dernières éditions présents ce jour, les doyens de la course, puis on chante l’anniversaire d’une concurrente. Ça donne une dimension humaine à la course…

Et c’est parti. On annonce 450 coureurs.

A peine 100m et déjà des escaliers. Évidemment ça bouchonne. Je pars très lentement car je sais que la course sera longue. On passe dans un château et première grosse montée. Ça créé un premier ecremage. On longe un champs, on rentre dans les bois on passe sur l’immense viaduc. D’en haut on voit les premiers être déjà au pied du viaduc…on repasse dans le forêt, descente sèche, puis on remonte, on saute par dessus un arbre couché, d’un autre, on passe par dessus un fossé. Puis sous le viaduc avec un passage très technique…on ne voit pas le temps passer. Tout le temps obligé d’être attentif au parcours qui n’arrête pas de changer.

Et les côtes sont vraiment dures. Dans ce premier tour, il est difficile d’imaginer dans quel état va se faire le 5e tour.

Néanmoins, cette première boucle se passe plutôt bien. J’enlève mes manchons que j’avais mis pour ne pas avoir trop froid, et je les cache sous une jardinière dans la rue…on verra si elles y sont toujours à la fin.

Je précise que malgré la mode du runner moderne de courir en tout compression, ce ne sont pas des manchons de compression mais juste une couche contre le froid qui , en les enlevant, permet de passer en manche courtes sans se changer (en plus c’était un goddies que une course précédente)

Je finis ce premier tour en 1h08. Et on m’annonce 99e. Je commence déjà à me dire que je suis parti trop vite. D’habitude je tourne aux alentours de la moitié du classement.

Malgré tout je ne traîne pas trop à ce 1er ravito. Du crunch, un coca et je rempli ma gourde.

Je remonte pas mal de runner dans cette 2e boucle. Et à la fin je commence même à rattraper des marcheurs, partis légèrement après nous. La boucle faisant quand même 10km, et comme on n’arrête pas de tourner dans tous les sens, j’essaie de me souvenir à quel moment ça monte et à quel moment ça descend mais je m’y perds un peu. Cela dit aucune possibilité de se tromper, tout est super bien indiqué.

Cette 2e boucle se passe également plutôt bien puisque je la fini en 1h06. Je traîne un peu plus au ravito mais finalement pas tant que ça.

Par contre au moment de repartir du ravito, un vrai sentiment de solitude. Il n’y plus beaucoup de runner sur le parcours. J’avance, j’avance  mais pas grand monde. Ni runner ni marcheur. Du coup je me fais un peu violence pour essayer de tenir le rythme. Et comme en plus je cours une fois de plus sans montre, c’est difficile d’avoir des repères…

Cette 3e boucle est assez difficile mentalement. Sans concurrents, sans chrono, je me motive sans cesse pour ne rien lâcher, ne pas ralentir et ne pas fléchir. Je me dis que ja vais forcément rattraper du monde….mais non.

Au passage de la ligne, je fais mes calculs…puis je recommence ces calculs…plusieurs fois. J’ai bien mis 1h03 sur cette 3e boucle. Étonnant. (Je ne suis toujours pas sûr que mes calculs sont bons mais ça semble coller avec le reste)

Sur le ravito, cette fois je me fais plaisir 🙂

Je repars pour la 4e boucle. Encore 20bornes. Du coup , je decide de lever un peu le pied dans chaque côte pour être sûr d’aller au bout…enfin pour me donner toutes les chances d’aller au bout 🙂

Sur le peu de plat et dans les descentes, je continu à bon rythme mais même en marchant les côtes commencent à brûler.

Les bénévoles encouragent de plus en plus en demandant dans quelle boucle on est. 

Et si je croise aucun coureur, je suis pas mal encouragé par les nombreuses familles qui profitent de la météo et du cadre pour une petite balade.

Dans l’ensemble cette 4e boucle passe à peu près correctement. De la fatigue bien sûr mais pas à l’agonie.

Je finis la boucle en 1h14. J’en suis donc à 4h30 de course. Gros ravito 🙂 

C’est sur ce ravito que j’ai tué le twix maison…une véritable dinguerie!!!!!

Je croise Steve qui a été au bout de ses 30km.  Bravo à lui!!!

C’est parti pour la dernière boucle. Pas mal de gens sont changés, avec le sac en main, près à rentrer chez eux. Ça fait un peu bizarre du coup de repartir sur une boucle. Mais bon j’y go quand même.

Dès les 1ère côtes, les cuisses tirent assez fort…je maintiens la stratégie de la 4e boucle: au calme dans les côtes et on maintient sur le reste du parcours.

Mais après 3-4km, dans le passage technique sous le viaduc, CRAMPE!!!!

Mais pas la crampe que tu fais partir avec un simple étirement…la crampe de merde à l’intérieur de la cuisse (oui Oui l’intérieur de la cuisse) que je ne sais pas comment la faire partir!!!

Du coup je m’allonge un peu dans l’herbe, face au viaduc. Je regarde un peu les gens faire de l’escalade….reprends un peu mes esprit et essai de m’étirer les adducteurs.

Je repars tranquille en étant prudent. Je n’ai pas encore passé le panneau indiquant la moitié du tour.

Mais après un bon kilomètre, un peu de fatigue dans les cuisses mais c’est gérable. Rien à voir avec ces putains de crampes (qui me reviendront pas…)

Je file à allure correct en gérant mes efforts.

La fin approche. Je relâche un peu là pression…et bim!!! Je me casse la gueule. Dans une descente, je ne sais pas sur quoi je bute, mais je me retrouve sur le ventre à faire une petite glissade.

Rien de méchant mais ça a le mérite de me remettre un peu dans la course. Au moins au niveau de la concentration.

Le panneau dernier kilomètre. Je relance comme je peu, et franchis la ligne en 5h57…soit 1h30 pour la dernière boucle. 

Je finis 22e sur les 62 finishers du 50km.

Et pour bien flatter mon ego, je me dis que j’ai finis 22e sur 450…bah quoi, y a un problème? 😉

Autant te le dire tout de suite fidèle lecteur. J’ai fait sa fête au buffet!!! Je me suis assez rempli la panse pour ne plus rien avaler jusqu’au repas de soir.

J’espère que tu auras compris que cette course est vraiment top!!! N’oublie pas de la cocher pour l’année prochaine.

Pour les milliards de fan désireux de me rencontrer enfin, je serais sur « les carrières by night » le 6 novembre et sur « la sans raison » le 7 novembre (pas sûr des dates mais c’est ce weekend là)

D’ici là, à bientôt et bon running.

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Trail du Four à Chaux

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du Four à chaux 27km

Ce dimanche 2/10 j’étais engagé sur cette course avec pour seule ambition: kiffer.

Suite aux objectifs non réalisés sur la première partie de l’année, je me recentre sur des courses plus courtes, à ma portée et sans objectif chrono ou classement.

J’y vais quand même avec l’idée de faire la meilleure course possible mais c’est tout.

La stratégie est donc simple: 15km à bon rythme et on voit à partir de quand on peut accélérer…si le corps veut bien, évidement….

Pour amplifier le ‘non prise de tête’ je prends une simple gourde (pas de camelbag) et 2 pâtes de fruits (dans les poches du short). Il est proposé un ravito tous les 5 km alors ça devrait aller 🙂

Et ça commence très bien. Arrivé sur place, je tombe sur @Kalipoinbarre…enfin on se croise et on discute, je lui tombe pas dessus pour de vrai 🙂 

On papote un peu de la course mais surtout de son défi monstrueux fin octobre…les 6 jours de France. Oui Oui 6 jours de France…et on parle bien de course à pied…

Je discute ensuite un long moment avec Ben rencontré à Vannes en Juin. Puis avec un autre runner qui m’a vu aux 4h de Montevrain (petite aparté pour toi fidèle lecteur, j’ai participé fin août aux 4h de Montevrain… j’avais commencé le CR mais je l’ai laissé traîner et je l’ai toujours pas fini…et je pense pas le finir celui là…mais à priori il y à plein de photo sur Facebook…pour compenser).

Du coup on se retrouve pas loin de l’heure du départ.

Je me place en queue de peloton, je suis pas là pour gagner 🙂

Je pars tranquille, en regardant mon téléphone pour pas partir trop vite. Je coupe au bout de 3km pour courir au feeling (pour info, je n’ai plus de montre et m’a radinerie m’empêche d’en acheter une autre 🙂 )

Il y a eu 2 gros bouchons dans les 1er kilomètres ou ça a pas mal piétiné, mais ensuite ça s’est bien fluidifier.

Le parcours est top. Des chemins en forêt, des singles, un peu de caillasses, de racines, des côtes, des faux plats…. bon bah c’est un trail quoi 🙂

Pour l’instant, ça se passe bien. Je cours à bon rythme sans trop me fatiguer. 

Il y a encore pas mal de monde, on est encore avec les coureurs de 11km. Je croise un autre coureur vu à Montevrain…on fait un bout de chemin, puis je m’échappe dans une côte.

Oui parce que je cours dans toutes les côtes. Pas forcément vite mais je me force à courir.

On passe un panneau qui annonce la dernier km…..c’est pour le 11, et pour nous plus tard…bah y à une putain de côte juste avant l’arrivée…pas super longue mais sacrément sèche!!!! 

Ça y est on se sépare avec le 11km. Je m’arrête aux ravito; un sucre et je remplis la gourde.

Du coup y a beaucoup moins de monde, et comme à chaque course, je me retrouve seul derrière un groupe. C’est ma spécialité ça….comme un con tout seul, avec des groupes partout autour…

Je décide d’accélérer un peu pour les rattraper….une fois que je les rattrape,je suis lancé alors ce serait dommage de ralentir…donc je maintiens le rythme et m’enfuis!!

Le parcours est toujours aussi varié, donc toujours aussi sympa mais il y a une période assez longue, relativement plate. Du coup je me force à garder un rythme soutenu. Je ne sais pas si je vais le tenir jusqu’au bout mais qui vivra verra.

Je double Ben, en pleine discussion. J’ai hésité un moment à discuter un peu mais je suis lancé…alors je le double…je glisse un petit mot quand même… 

A un moment je double 2 coureurs qui m’avaient doublé en début de course…il y a un des 2 qui avait l’air prétentieux…du coup c’est avec un grand plaisir que je le double. Et j’ai regardé pas mal derrière moi pour être bien sûr de le distancer….on se fait plaisir comme on peut:-)

Je profite d’être bloqué dans quelques singles pour ralentir légèrement. 

Même si j’ai appuyé le rythme depuis le 11e kilomètre, la course se passe bien et j’entends un coureur dire ‘allez plus que 2 km’…déjà??  🙂

Du coup j’en remets un petit coup, pour finir fort. Arrive la côte du dernier kilomètre…je me dépouille ma race pour la faire à bloc…derrière il y a une longue ligne droite, que je fais à bon rythme…un gars me dit »t’as mal gérer pour finir aussi vite »….je trace sans en tenir compte…je vois pas quel intérêt il a à dire ça….bref.

Je passe la ligne en 2h18’46. Plutôt content de ma gestion .

J’ai bien kiffé.

Je rediscute un peu avec @Kalipointbarre, puis j’ai un peu cherché Ben sans succès.

Voilà, une belle course, sous un beau temps….que demander de mieux !!!!

A bientôt et bon running

C’est quoi l’objectif?

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur.

Puisque tu es un fidèle lecteur, tu es au courant que j’ai abandonné au bout de 158km lors du Grand Raid du Golfe du Morbihan. Et si tu n’es pas un fidèle lecteur, déjà c’est pas bien, mais surtout tu rates le plus incroyable blog de course à pied… 🙂 Et maintenant tu es au courant que j’ai abandonné à Vannes au bout de 158km en juin dernier.

Bref, même si parmi les runners je ne fais pas office de performeur, j’aime quand même essayer de réfléchir un peu pour progresser un minimum, à mon modeste niveau, mais progresser quand même; à défaut de progresser, prendre du plaisir reste important.
Et ce dernier abandon me fait réfléchir pas mal, à ma pratique de la course à pied et à ce que je veux en faire

Si je regarde rapidement dans le rétro de mes performances en ultra (oui je n’ai pas précisé mais c’est bien d’ultra qu’il s’agit):

En 2013 premier 100km; abandon à 80

2014; 1er 50 km, finisher dans un chrono honnête en 5h10 ou 15 ( oui c’est pas logique d’avoir fait un 100 avant un 50…mais si j’étais tout le temps logique , je serais peut être un bon runner 😉

1er 24h, finisher avec 136km

2e 100km, finisher en 13h43

Toujours en 2014, j’ai aussi fini un 57km. Et si ma mémoire est bonne je crois que c’est cette même année que je descends pour la première fois sous les 4h sur marathon
En 2015; abandon sur 100km

Finisher de l’Ultramarin 177km en 39h23

Abandon sur 24h après 12h de course

En 2016, finisher d’un 24h avec 146km

Abandon à l’Ultramarin au bout de 158km et 28h.

Ici je ne mets que le résultats, mais il y à et une grosse évolution dans mon entraînement….

En 2014, je m’entraînais 4 fois par semaine, et j’avais pour objectif d’être seulement finisher, et en bon état…je ne suivais aucun plan, aucune trame de plan, beaucoup de feeling….c’était ma meilleure année.

Ensuite j’ai voulu progresser, et améliorer mes marques sur les différentes distances avec pour seul objectif d’être meilleur, le simple fait d’être finisher ne me satisfaisait pas. J’ai suivis des plans, parfois de loin mais suivi quand même…Et bien je ne me suis pas amélioré et je n’ai même pas forcément pris plus de plaisir.

Tout ça pour dire quoi? Et bien en y réfléchissant, je n’ai jamais été un runner rapide…c’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis lancé dans l’ultra….alors pourquoi est ce que j’arriverais à être performant en ultra.

J’ai donc dans l’idée de repenser un peu ma façon d’aborder, de préparer et d’envisager les courses.

Tout d’abord ne pas me lancer dans des prépa longues et consommatrices en énergie et en concentration pour tout jouer sur une seule course. Je veux participer à plus de course sans chercher à être au top. Je veux m’appliquer à être le meilleur possible mais pour mon niveau à moi. Et finir en bon état correspond plus à mon niveau réel. Si je me concentre sur Strava ou Squadrunner, je trouverais forcément quelqu’un de plus rapide, quelqu’un qui s’entraîne plus, quelqu’un qui s’entraîne mieux….ça sert à rien que je me comparer sans cesse….( je vais quand même essayer de rester celui qui s’entraîne le plus tôt 🙂 )

Mais pour 2016, il me reste encore une course que j’avais coché…le marathon de la Rochelle en novembre. J’avais choisi celui là parce qu’il me permettait de faire une coupure après Vannes et avoir quand même 3mois et demi voir 4 mois pour être prêt. Et au moment ou je me suis inscrit, je voulais être plus que prêt puisque je voulais atteindre mon orgasme runnesque, à savoir faire péter les 3h30….

Dans ma démarche actuelle, je n’envisage pas de me lancer dans une prépa archi longue juste pour cette course. Je vais éplucher un peu le calendrier pour voir si il y a des courses qui peuvent m’intéresser d’ici là et ensuite je verrais comment je m’organise.

Mais pour 2017, c’est sûr, moins de prépa, plus de course et beaucoup de plaisir, et si RP il doit y avoir, je prends bien sûr!!! Mais l’objectif sera le kiff!!!!! 🙂
A bientôt et bon running

Grand Raid du Golfe….mi figue mi raisin

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du Grand Raid du Golfe du Morbihan (177km)
Lorsqu’en janvier je me suis inscrit à cette course (pour la 2e fois), j’avais pour ambition de passer sous les 30h; pour info j’avais mis 39h23 l’an passé.

Mi mai ma prépa à été plus que perturbée par une blessure au tendon d’Achille gauche. Je revois donc mon objectif à la baisse, en visant un chrono proche des 35h (bah Oui, même blessé, je suis quand même sûr de finir….la.lucidité c’est pas mon truc 🙂 )

Nous voilà donc le vendredi 24 juin, 18h, esplanade du port de Vannes. Pour l’occasion, je suis accompagné des @LapinsRunners, de @Djodei et Ben (ami des Lapins).

Nous partons ensemble dans la joie et la bonne humeur, sous un soleil agréable. On discute, on prend le temps d’avancer sans se cramer. 

Alors que je me suis laisser distancer à la faveur d’un arrêt technique (j’ai été pisser pour ceux qui n’ont pas compris) je rejoins le petit groupe au 1er avito, kilomètre 18.

Et c’est à nouveau tous ensemble que nous repartons. Assez vite le groupe se scinde en deux. Les Lapins et Ben partent devant et je reste avec Djodei. Bien qu’il soit très plaisant de courir tous ensemble, la distance est trop exigeante pour forcer le rythme aussi tôt dans l’aventure. 

Nous arrivons au ravito du kilomètre 36 juste avant la nuit. On croise les Lapins sur la fin de leur ravito. Avec Djodei, on passe en mode nuit…manches longues et frontales, après avoir bien ravitaillé: purée jambon, chips, pain saucisson et surtout, mon kiffe sur cette course…gâteau de riz!! J’en ai pris comme ça, par hasard….j’ai kiffé ma race!!!!

Bref on repart dans la nuit sur un bon rythme. On court bien et on marche dans chaque cote pour économiser nos forces. On marche également si la phase de course est trop longue  ( mais ça arrive assez rarement) . On se fait la remarque que sur nos phases de marches, on se fait beaucoup doubler, alors qu’on essaie de marcher à allure vive.

Djodei m’annonce le kilomètre 46. Je cours sans montre, sans téléphone, sans rien, juste avec mon feeling. Comme ça je ne dis pas ‘il reste encore tout ça…’ ‘je n’ai fait que ça….’ Au moins j’avance et ne me prends pas la tête.

Il m’annonce donc le kilomètre 46….ça me pète le moral!!! Je marche. Djodei marche un moment puis repars…je continu de marcher, le temps de digérer le fait d’avoir autant couru pour avoir finalement fait si peu de bornes.

Je mets un petit moment avant de repartir.Djodei à complètement disparu de mon champs de vision.

Je fais alors un choix au moment de me remettre à courir: à partir de maintenant, je ne marche que si ça monte, en dehors de ça, or de question de marcher. 

J’adopte donc une petite foulée très rasante, qui me permet de limiter l’amplitude des mouvement de ma cheville et donc ne pas trop me faire sentir la douleur.

Du coup je me sens bien. J’avance sereinement et quasiment sans douleurs. 

Je remarque que je remonte pas mal de concurrent, à l’usure…beaucoup sont déjà en mode course et marche. Ils sont plus rapides que moi quand ils courent mais je marche beaucoup moins voir quasiment pas. Du coup je grapille lentement sans avoir l’impression de me fatiguer. Et forcément, ça met quand même en confiance.

Arrive ensuite un autre ravito (je ne sais plus le kilomètre). Je ne m’arrête pas très longtemps. Comme à chaque fois depuis le début, j’essaie de bien équilibrer la sucré et le salé. Je me mets en quête de gâteau de riz mais il n’y en à pas sur ce ravito…

Je cherche quand même si je ne tombe pas sur Djodei, mais rien. Je me dis qu’il doit vraiment être pleine bourre parce que je n’ai pas l’impression d’avoir traîné. 

Je repars et passe un long moment complètement seul. Je ne double personne et ne me fais doubler par personne.

Commencera ensuite un chassé croisé avec une runneuse qui durera jusqu’au milieu de l’après midi suivante. Et si nous avons un peu discuté, je n’ai ni son nom ni son dossard. 

Bref elle me double quand elle court et je la double quand elle marche. Et comme elle alterne beaucoup, ces va et vient n’arrêtent pas (pas de sous entendu fidèle lecteur 😉 )

Je poursuis ma stratégie en me répétant très régulièrement, ‘ne marche pas, avance…’ et ça marche pas mal.

Au ravito vers le 75e km je suis étonné de voir Djodei arriver au moment ou je repars….je suis certains de ne pas l’avoir doublé, et lui ne m’a pas vu passer…bizarre.

Une fois ce ravito passé, on est sur la fin de la nuit et le prochain arrêt correspond normalement à la mi course, et à la traversée en bateau.

Je termine la nuit dans de bonnes conditions et avance toujours en suivant ma stratégie.  Petit détail, heureusement que je connais le parcours parce que mentalement c’est un passage super dur; on voit le bateau mais on tourne et part pour une boucle de 7-8km…une torture quand on en à déjà 80 dans les jambes.

Je me souviens que l’an passé à cet endroit de la course je marchais avec de grosses douleurs sous les pieds. Aujourd’hui je cours en étant presque frais (je dis bien presque)

Ensuite, le bateau, les 4 km qui séparent du gymnase, et enfin le ravito des 90 bornes. On récupère un sac d’affaires propre que l’on à déposé au départ.

C’est un vrai moment important dans la course. On à normalement passé la première nuit et on attaque enfin le retour.

En entrant dans le gymnase, je tombe à ma grande surprise sur les Lapins et Ben. Ils me disent n’être là que depuis 5min…je ne leur dis pas mais je m’interroge. Est-ce que j’ai vraiment un bon rythme? est-ce qu’ils ont eu une défaillance?….étonnant.

En tout cas, un bon repas ( avec gâteau de riz !!), des vêtements propre et sec, quelques soins aux pieds..et c’est réparti.

Alors que Ben fait une pause, je repars avec les Lapins. Je tiens au moins 100m…et je me laisse distancer. Carole est alors 3e au classement et espère rattraper la 2e. Ils avancent donc à une très belle allure, trop belle pour que je la suive. On à Quand même déjà fait 90km et je ne suis plus capable de tenir leur rythme …en même temps, n’est pas Lapin qui veut!!! 🙂

Je maintiens donc ma stratégie. Il fait maintenant très chaud, et les passages ombragés font pas mal de bien. Je commence à sentir une légère surchauffe au niveau du tibia droit. Mais pour l’instant ça avance.

Ravito du 104. Je croise les Lapins sur la fin de leur ravito. Je prends un peu de temps. Et repars. Ça roule toujours. Je suis toujours en chassé croisé avec la runneuse…ça fait une sorte de distraction. Est-ce que je vais la doubler bientôt? Est ce qu’elle va déjà me rattraper?

J’arrive au ravito du 120. Jambon purée, pain saucisson, et madeleines…que j’ai trouvé super bonnes!!! Et je me gave encore de gâteau de riz. Au moment de repartir, je sens les cuisses un peu dures. Je prends donc le temps de m’étirer.

Je croise Ben qui me rattrape. Il à l’air en pleine forme.

Et comme le dirait Dubosc: soudain c’est le drame. Très vite, je dirais après 2-3km je sens un gros coup de fatigue…le truc assomant…

Je me couche donc dans l’herbe, à l’arrache sur le bord de la route. Je suis réveillé pas un runner qui s’inquiète de me voir en vrac, presque dans le fossé. Je me lève péniblement et repars. Mais là douleur au tibia est maintenant très présente.

Jalterne beaucoup plus le périodes de marche et moins de course. Et les périodes de marche sont de plus en plus longues.

Quand je marche, le tibia tire  vraiment et quand je cours je commence à avoir mal au tendon d’Achille. Je ne sais pas ce qui m’a fait basculer, mais ça s’est fait très rapidement, presque brutalement.

Ce qui est frustrant c’est que musculairement ça va.

J’arrive péniblement au ravito du 136. Il est 17h30 ( pour ceux qui ne seraient pas matheux, ça fait 23h30 de course). Je vais directement voir les pompiers pour pouvoir dormir. Je leur demande de me réveiller dans 30min. Mais malgré la fatigué, impossible de dormir, mon tibia me lance trop. Je signale alors mon abandon. Et là, surprise…Les pompiers me demandant de ne pas abandonner, d’essayer de me forcer un peu pour arriver au ravito suivant, au kilomètre 158, auquel il y à des podologue…je maintiens mon abandon les larmes au yeux… déçu d’abandonner, en colère de ne pas être plus courageux….mais un pompier insiste….et m’accompagne pour manger un morceau….

Les 1er du 56 passent à toute allure….je m’assois un moment et décide finalement de repartir…ça monte alors je marche. Lentement et laborieusement…les concurrents du 56 ont presque tous un petit mot d’encouragement ou de félicitation….

Ça booste. Et puis il y à du monde au bord des routes. Tout le monde encourage le jaune que je suis…je suis refais et me remet à courir.

(NB: les coureurs de 177 ont un dossard jaune et ceux du 56 un rouge, c’est grâce à cette différence que je suis autant encouragé par les spectateurs mais aussi les coureurs du 56)

Et là commence un véritable calvaire. Je pense réussir à faire du marche /course pendant 3km, pendant que c’est à peu près plat. Et ensuite, ça remonte, alors je marche….et je n’arriverais pas à me remettre à courir. impossible de courir. 

Je marche vraiment très très péniblement. Dans me tête beaucoup de choses se bousculent. Est-ce que je continue au risque de me blesser vraiement très fort? Est-ce ce que j’essaie de m’arracher coûte que coûte pour etre finisher? Est ce que mon plaisir d’être seulement finisher (sans remplir l’objectif) vaut vraiment le niveau de douleur et de souffrance?

Bref le gymnase du km 158 ne semble pas se rapprocher alors que la nuit, elle, semble tomber assez rapidement…du coup des questions s’ajoutent. Est-ce que j’ai la force de faire une deuxième nuit mais cette fois totalement en marchant, dans la souffrance pour ne même pas atteindre l’objectif….Je pense aussi aux Lapins, Ben et Djodei…ils ont tous l’air d’avoir un mental pour être finisher…je vais être celui à qui on va dire ‘c’est déjà bien d’avoir fait tout ça’

Lorsque que j’arrive au ravito une runneuse du 56 me double en me disant ‘lève la tête, sois fier de ce que tu fais…158km, c’est énorme….’ mais en me disant ça, elle me fait monter les larmes aux yeux…je le sais, je vais abandonner..je n’arrive donc pas être fier. Je m’en veux de me sentir minable d’arrêter et de susciter quand même un peu d’admiration….

Je me rends directement au podologue. Il me confirme que j’ai la tendon releveur très enflé et qu’il ne serait pas très prudent de repartir….un dernier gâteau de riz pour la route.

Je signale mon abandon au pointage. Négocie pour avoir une navette assez rapidement. Je co-voiture avec 2 coureurs du 56 qui s’arrêtent également. 

Je m’endors dans la navette, bataille pour arriver jusqu’aux douches. Pendant la course, même quand tu galères tu avances..une fois la course finit, la motivation, la concentration, la pression..tout retombe. Et 100m de marche peuvent vraiment être une véritable épreuve.

Après quelques heures de sieste dans la voiture, je rentre sur Paris.
Mon sentiment sur cette course est donc surprenant, bizarre. Malgré l’abandon, je suis fier de ma gestion de course. C’est quand même un paradoxe…fier de sa gestion quand on abandonne…

Musculairement, rien à signaler, presque frais. Niveau ampoule et douleurs sous les pieds, RAS l’élasto, judicieusement placé à fait le job. Le crème NOK m’a évité les irritations dans des zones inconfortable (à l’intérieur du caleçon en l’occurrence). C’est vraiment les douleurs aux tendons qui étaient devenues insoutenables, rien d’autres.

Ma gestion de la nourriture. Aux ravitos mais aussi le perso ou je testais du salé avec riz et poulet en tranche. Pas de problèmes gastriques (un peu de poésie 🙂 ) ni de fringale.

Je suis également content d’avoir réussi à tenir aussi longtemps alors que j’étais parti blessé. En y réfléchissant, c’est pas super intelligent de partir blessé, mais c’est une grosse course que j’avais en tête depuis presque un an..et qui n’a lieu qu’une fois par an. Alors en étant seulement affaibli, hors de question de ne pas m’engager!

Néanmoins ça reste un abandon. Un échec. Si j’avais été plus courageux, plus fort mentalement, j’aurais fini en marchant…et vu l’avance que j’avais par rapport à l’an passé je battais largement mon record….mais sur le moment, je ne voyais que la douleur, associée à la longueur de la nuit. Le fait de marcher seul, dans la noir complet, juste avec la frontale….j’en avais pas la force.

En tout cas je ne referais pas cette course en 2017. Je veux en faire d’autres pour l’instant. J’y reviendrais à coup sur 2018 ou 2019… d’ici là j’ai le temps de voir venir. 

Mais ce qui est sûr, c’est que si min fantasme ultime de runner de faire péter  les 3h30 sur marathon, passer sous les 30h à l’ultramarin devient pour moi une réelle ambition.

En cliquant ici et  tu pourras  voir les vidéos des Lapins.

En cliquant ici tu verras la vidéo de Djodei

Inutile de ménager le suspens, je suis dans les 2 🙂
A bientôt et bon running.

24h de St Fons, je me suis pris pour le patron….

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

(Pour info on ne prononce pas le ‘S’ de St Fons)

Pour ce qui est prépa, je te laisse lire mon dernier article….Je vais pas radoter, il y a des fidèles lecteurs qui savent déjà tout.

Ce samedi 26 mars, je me lance donc sur ce 24h avec la ferme intention d’atteindre les 160km. Je me sens bien, je me sens en forme…bref y a plus qu’à.

La journée commence par un petit déjeuner offert aux coureurs, ce qui est plutôt appréciable (surtout que c’était plutôt mal….chocolat chaud, quatre quart, tartines grillées…)

Ensuite il faut trouver une place dans le gymnase pour déposer ses affaires. Quand tu fais un 24h tu debarques assez chargé. Pour ma part j’emmène très peu de ravito mais énormément de fringues, pour pouvoir me changer pleins de fois en fonction des conditions météo, fatigue, irritations…ou tout autres choses qui pourrait être un prétexte pour faire une pause.

Ensuite on se regroupe sur la ligne de départ. Le speaker fait quelques annonces. Tant de participation pour untel, première participation pour untel….sans citer tout le monde, mais en passant pas mal de runner en revue, ça donne une petite proximité entre les coureurs, c’est agréable.

A 10h, le départ est donné. Les premiers tours servent à se familiariser avec le parcours. Il a l’air top. Pas de difficulté majeure, juste un virage en épingle. Plusieurs endroits où on croise les autres runners.
Les premiers tours permettent également de jauger les forces en présence, voir qui fait le 6h et qui fait le 24h (oui parce que le 6h partait en même temps que le 24h).

Je pars tranquille sans forcer. La route est encore longue, et sans montre ni cardio je ne dois pas me brusquer pour éviter de craquer trop tôt.

Les tours s’enchaînent et les degrés montent. Je suis sur ma stratégie de courir 2h et marcher 1 tour (donc 1km…Je rappelle qu’on tourne en rond sur une boucle de 1001m)

Au bout de 2h30 de course, le rythme général baisse un peu, et moi, parti tranquille je suis bien. Je me rends compte que je grapille des places au classement sans avoir l’impression de forcer..Je chatouille même le top 10…
Et voilà ma première (et fatale) erreur. A chaque tour je me mets à regarder le classement et non mon temps de passage.

Je sens bien que je vais vite mais pris dans l’euphorie du classement, je me sens extrêmement bien et je ne ralentis pas….
Si bien qu’au bout de 6h de course, je suis 3e au général avec 62km au compteur. Beaucoup trop rapide pour moi. Par contre je me sens super bien.
En discutant par sms avec Damien, je me rends compte de mon erreur. Je me force à ralentir mais ce n’est pas facile…

Je ne sais plus exactement à quelle heure mais je reçois dans l’après midi la visite de Coraline. Ça me fait très plaisir de partager un moment (un tour en marchant). Ce fut bref mais intense ..ahaha ce qui s’est passé à St Fons reste à St Fons….. 🙂

J’atteins les 9h de course avec 83km. J’ai chaud mais je me sens toujours bien. J’ai essayé de bien varier entre le sucré et le salé et d’équilibrer au maximum les quantités. Et je m’éponge de temps en temps mais pas en abondance, j’ai peur de créer des irritations.
Bref, je suis bien, j’ai l’impression d’être lucide et je me prends à rêver sur l’issue finale de la course (oui déjà)

Au passage des 10h, je fais ma pause…impossible de repartir…fatigué, les jambes lourdes. Je me pose un peu, me change, mange, passe un peu le temps….et repars en marchant péniblement…ça y est je paie mon euphorie. Mais je commence à connaître un peu la longue distance…Je sais que ça va revenir….
Et quelques 45min plus tard, ça revient, je peux me remettre à trotinner ce n’est plus aussi fluide et aérien qu’au début (oui j’ai le droit de croire que j’ai une foulée fluide et aérienne 🙂 ) mais j’avance. J’alterne beaucoup plus course et marche… Je passe finalement les 100km en 12h pile…exactement au moment où les 12h vont prendre le départ…du coup je leur demande une petite ovation…ça fait toujours plaisir

Un tour plus tard, nouveau coup d’arrêt. Cette fois je suis pris par le sommeil. N’avoir dormi que 4h dans la voiture n’était pas une bonne idée …deuxième erreur… En vrai, c’était ma première erreur mais comme elle arrive en 2e dans mon récit, c’est ma deuxième erreur.

Je dors 1h. Je me change. M’habille chaudement. Je fais un tour en marchant péniblement. Je m’arrête pour manger et boire et je repars en marchant. Au bout de 2-3 tours, j’ai chaud; c’est bon signe. Je me découvre un peu. J’ai envie de courir. Et c’est reparti.

Jusqu’à 3h30 du matin je coupe chaque tour en marchant une partir puis en courant le reste.
Puis nouveau coup de fatigue.
Je dors à nouveau 40min….
Quand je me réveille je ne sais pas si on a déjà changé d’heure…mais je me souviens de cette pluie intense qui frappe la taule du gymnase…et quand j’ouvre la porte pour voir dehors, c’est le déluge.

Je me force à avancer. J’alterne course et marche mais j’ai quand même l’impression d’avancer.

Quand le jour se lève je maintiens ce rythme et cette stratégie.
De toute façon je n’ai plus la force de courir plus et si je m’arrête pour faire des vraies pauses je me refroidis et n’arrive pas à repartir.
Arrivé enfin la dernière heure de course…j’attends cette petite euphorie qui va me faire repartir…mais elle ne vient pas….
Enfin pas tout de suite; elle se pointe à 35min de la fin. Du coup je cours, je double des gens, je vois que je reprends même 1 ou 2 places au classement..ce qui ne sert plus à rien mais toujours un peu plaisir quand même.
Ça y est la sonnerie retenti. C’est fini. Je pose le dossard et reste un peu sur un banc avant de regagner le gymnase.

En retournant au gymnase je ressens déjà un mélange de déception et de satisfaction.

Je reçois très vite la visite de Marvin et Olivia. Ça fait du bien. Ils ont raté ma fin de course tonitruante (j’en rajoute un peu là) mais ils sont quand-même là, c’est tout ce qui compte.

Je boucle finalement ce 24h avec 146,3 km. Et 18e au classement. Je suis même 3e senior mais seul le 1e de chaque catégorie était récompensé ..donc pas de photo sur le podium pour moi 😦

La déception, c’est ma gestion de la course…Je me suis vu sur le podium alors que la course ne faisait que commencer. Courir par rapport à moi, uniquement à moi et non par rapport aux autres (je me suis vu trop beau), ç’est un axe que je vais devoir travailler.

Petite déception par rapport à la logistique. Dormir dans la voiture n’était pas une brillante idée. Déjà le sommeil n’était pas bon, mais en plus il a été court. Quand je repense à l’Ultramarin, j’avais couru 39h en ne dormant qu’une heure….là je me suis effondré au bout de 12h.

Pour les points positifs. La prépa. Je suis arrivé en pleine forme. Si je n’avais pas gâché en courant à ce rythme…bien sûr on ne peut pas savoir. Mais 100km en 12h….C’est quand même 1h47 de mieux que ce j’ai déjà fait….

Autre point positif, mon organisation pendant la course. Pas d’ampoules, pas d’irritations, et toujours des fringues sèches et propres à chaque fois que j’ai voulu me changer.

Un grand merci à tous ceux qui m’ont encouragé via les réseaux, j’y suis de moins en moins par faute de temps et j’ai été agréablement surpris d’être autant suivi.
Un grand merci également à Damien, très présent par sms.
Un grand merci et également à EniLaroc, Captain et Olivia d’être passé. Moi qui déteste venir en spectateur sur une course, j’apprécie encore plus le geste.

Bon bah Rdv l’année prochaine, peut être au 24h de Brive, pour battre cette marque.
Et sinon prochaine course fin juin, à Vannes…

A bientôt et bon running

Je fonce à St Fons

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

St Fons, c’est le théâtre de mes futurs exploits (oui oui rien que ça). J’y serais le 26 mars prochain pour participer au 24h de St Fons et ainsi prendre ma revanche sur mon échec de décembre.

Pour les moins culturés d’entre vous, mais aussi pour les milliards de fans prêts à déplacer des montagnes pour venir me supporter, St Fons est à 12km au sud de Lyon.

Le décor est planté; j’y vais avec la ferme intention de franchir les 160km. Certains vont trouver ça incroyable d’autres vont trouver ça petit bras…. Mais comme le disais Arnold, frère de Willy, il faut de tout pour faire un monde 🙂

Et pour ça fidèle lecteur je me suis lancé dans une prépa qui est en train de me transformer en véritable machine de guerre (j’en rajoute un peu mais tu connais la formule, c’est mon blog, je fais ce que je veux)

Pour aller droit au but, depuis début janvier, je cours 6 fois par semaine et fait du vélo 6 fois par semaine!! Ah je t’ai prévenu fidèle lecteur, une machine de guerre!!!

Ceux qui ne me suivent pas sur Strava se demandent comment il va chercher 6 et 6…. Je m’explique.

Je bosse depuis un peu plus de 6mois à seulement 9km de chez moi….et depuis moins de 4 mois ma voiture m’a lâché. Comme il me faut 1h20 en transport en commun pour faire ces malheureux 9km, et que je n’ai pas le budget pour racheter une voiture, la solution à été d’acheter un vélo….et d’alterner avec la course à pied!!!! Malinx le Lynx (ça c’est nul mais il fallait que je la place!!! 🙂 )

Donc en détail ça donne ça:
Vélo lundi matin, mardi soir, mercredi matin, jeudi soir et vendredi matin et soir.
Et course à pied lundi soir, mardi matin, mercredi soir, jeudi matin et samedi et dimanche matin.

Bon je vais être honnête quand je me suis mis ça en tête, je pensais que ça serait trop et que je ne tiendrais pas..et c’est effectivement ce qu’il s’est passé dès la 1ere semaine de janvier….le dimanche, grosse douleur à la cuisse, impossible de continuer de courir…
J’ai donc ajusté, non pas la quantité mais le contenu.
Cette première semaine, j’avais été très con…( j’ai beau être parfait, j’ai quand même quelques faiblesses 😉 ). En gros j’essayais d’aller vite tout le temps…chaque jour je voulais aller plus vite que la veille…
Tu vois fidèle lecteur, c’est très con.

Donc maintenant en vélo j’y vais cool sans forcer… (Sauf le vendredi soir ou je suis souvent pressé de rentrer et de finir la semaine)
Et en courant, les séances du soir sont faites sur un rythme cool, sans trop forcer. Et je garde les séances de mardi matin et jeudi matin pour faire un peu de vitesse.
Les séances du week-end c’est au feeling (enfin le dimanche c’est sortie longue)

Et pour l’instant ça se passe très bien. Je dis pas que je suis pas fatigué par moment où que je pars au boulot tous les matin en sifflant parce que je suis content d’y aller en faisant du sport….y a bien sûr des jours où ça me fait franchement chier et ou je préférais 100 fois avoir une voiture….

Mais je me dis que chaque séance me rapproche de mon objectif et ça m’aide un peu à ne pas avoir trop la flemme.

Concernant la prépa, la grosse particularité est que je n’ai plus de montre GPS….donc pas de vitesse, pas de cardio, pas d’allure,pas de distance…rien!!!! Je n’ai que ma …et j’ai même pas de couteau 🙂 !!!!
Donc toutes mes séances sont faites au feeling. Et vu mon expérience, je suis quasi sûr de ne jamais être dans la zone cible…on verra bien le jour j si finalement c’était payant 😉

Concernant la course en elle même, je réfléchis un peu à une stratégie….vraiment un peu. Ces deniers temps je me dis que courir 2heures, faire un tour en marchant et répéter ça pendant les 24h peut être un bon compromis…
A réfléchir encore…

Sinon côté bouffe et PPG y a du relâchement!Depuis noël, j’ai du mal à me remettre dans le droit chemin…donc cette semaine j’ai ré-telechargé les applis qui vont bien et j’espère refaire les choses bien.

Voilà c’est à peu près tout ce qu’il y avait de (presque ) intéressant à dire.

A bientôt et bon running

Un marathon, des potes et un podium

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle

CR du marathon de Cernay la ville du 03/01/16

Ce marathon est devenu une sorte de rituel de debut d’année.
Je cours pas mal en ce moment mais je ne nourris pas d’ambition pour cette course. J’aimerais juste finir entre 4h et 4h30 (le plus proche possible des 4h me ferait bien sûr plaisir)

Avant la course il y a les potes Twittos; @Kalipointbarre, @The_Fire_Fly, @Marilynth et les @LapinsRunners. On échange sur la course, la saison à venir, les projets de chacun et chacune. C’est un bon moment qui fait vite passer le temps et nous amène rapidement au départ.

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Le départ justement, il est un peu bizarre. Un départ en deux temps mais on ne comprend pas vraiment quand ça part. Mais comme devant ça cours, on y go.

Je pars sans montre, sans chrono, sans GPS…du pur feeling.

Carole m’a annoncé être satisfaite a moins de 4h30. Comme je me juge a peu près au même niveau je la garde en ligne de mire un petit moment. ..jusqu’à un 1er arret pipi…puis un 2e….puis un 3e…..
3 pipis avant même d’atteindre le panneau 10km. Et pas 3 gouttes!!! De beaux pipis qui te laissent le temps de voir defiler un grands nombre de runner (qui doivent sûrement se dire :’mais il pisse encore celui la’).
Bref je passe finalement le 10km. J’entends un runner dire a son collègue 1h01.

Bon c’est honnête. J’ai cherché a m’économiser, j’ai fait pipi, il y a la pluie, ce putain de vent (oui parce que par moment, il y a vraiment un putain de vent) donc ça correspond a peu près a ce que j’attendais.

Je ne sais plus a quel moment mais le semi et le marathon se sont séparés. ..et du coup y a plus énormément de monde. Donc j’essaie de me concentrer un max sur mes sensations.
Et c’est un peu étrange. J’ai par moment une pointe au tendon d’Achille droit. Et cette douleur ressemble a celle que j’ai l’année dernière sur ce même marathon.
Du coup j’ai l’impression de faire le yoyo…ralentir un peu quand je sens la douleur et relancer quand je ne sens plus rien (oui parce qu’on est quand même sur une course et donc je veux quand même faire de mon mieux)

Au passage du 20e je décide de regarder l’heure sur mon portable. ..avec la pluie dessus, il me semble voir 48…. le depart était à 8h45…donc je dois etre a 2h03.
Sur le coup ça me fait un peu chier de constater que j’ai été moins rapide sur le 2e 10km.
Tant pis je décide de ne plus regarder l’heure jusqu’à la fin.
Quelques côtes puis un faux plat montant et on arrive sur une partie du parcours emprunté au debut.
J’ai eu de très bonnes jambes sur cette portion du parcours et j’ai eu le sentiment d’accélérer un peu.

Peu après le 25e j’aperçois enfin Carole au loin. ..je me dis que je suis peut etre toujours en course pour les 4h30.
Je double Carole au pied d’une cote et poursuis mon effort. Je ne ressens plus rien au tendon.
Je me demande si je n’accelere pas trop tot…il y 2-3km de cote vers le 32e km qui sont assez exigeants (elles ont d’ailleurs eut ma peau l’année dernière)
Mais les sensations sont bonnes. ..et puis je commence a doubler pas mal de monde à la peine.
C’est un peu plaisant de se dire que je suis chaud quand les autres commencent à fatiguer…du coup ça me booste.

Au pied de cette fameuse belle côte, les sensations sont toujours très bonnes alors je ne ralentis pas.
Je rejoins Emir…il marche!! Je n’en reviens pas. Emir qui marche sur un marathon.
Mentalement Les Lapins sont sur une autre planète donc je suis sûr qu’en le poussant un peu il va me suivre.
Et c’est ce qu’il se passe. Il me suit mais m’annonce qu’on est a 11km/h et qu’il ne suivra pas longtemps. ..bien sûr je n’y crois pas. Mais c’est malheureusement vrai.
Je finis la côte sur un gros rythme en doublant également @The_Fire_Fly
En haut de la côte je suis quasi sûr de réussir a finir sur un gros rythme.
Donc j’envoie tout ce qu’il me reste.
Ces 7 derniers kilomètres se passent a merveille. Je suis sur un gros rythme et c’est très jouissif de voir les runners que je double essayer de voir si je porte bien un dossard du marathon.

Les 2 derniers kilomètres sont un peu durs mais je sais que c’est la fin alors je ne lâche pas
Un sprint de la mort qui tue et je passe la ligne.

Lorsque je coupe Strava. ..je vois 3h51?? Sérieux??
Je vais voir un runner arrivé juste derrière moi…il me confirme le chrono!! Je kiff ma race et pendant quelques minutes je suis Leonardo Di Caprio dans Titanic qui plane a l’avant du bateau (bah quoi il faut bien quelques références pour mon public féminin 🙂 )

Ensuite direction le buffet. On échange un peu avec les autres runners, puis je suis interviewé par le speaker à cause de mon maillot du Kenya.

Je n’ai malheureusement pas recroisé @The_Fire_Fly mais j’ai encore échangé avec @Kalipointbarre et surtout les @LapinsRunners. Et échanger avec les @LapinsRunners c’est echanger avec tout le monde parce que tout le monde les connait!!!

En bonus:
Devant le prix de l’inscription 1 semaine avant, je voulais faire le semi. Mais lorsque j’ai annoncé ça, on m’a proposé un dossard pour le marathon. Bah j’ai dit oui..normal. .
Sauf que c’était un dossard féminin. ..du coup j’ai fini 4e féminine au scratch et 2e veterane!!! Et oui fidèle lecteur, un podium féminin ça reste un podium!!! (En vrai je suis 88e mais je m’en fou ce qui compte c’est le podium!!) En tout cas, je suis vraiment satisfaite de ce résultat et j’espère collecter plein d’autres bouquet de fleurs cette saison 🙂

Bonus n°2:
J’ai donc eu une dotation féminine. ..pour toi fidèle lecteur, je t’offre mon corps dans un tee shirt coupe femme taille S!!!
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Pour résumer, c’était une super matinée; une course qui se passe bien, des gens sympa, des potes…

En appuyant ici vous pourrez voir l’article des @LapinsRunners ainsi que leur vidéo (dans laquelle j’ai accepté un défi lancé par Emir. La photo précédente peut d’ailleurs servir de point de départ à ce défi)

A bientôt et bon running