Grand Raid du Golfe….mi figue mi raisin

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du Grand Raid du Golfe du Morbihan (177km)
Lorsqu’en janvier je me suis inscrit à cette course (pour la 2e fois), j’avais pour ambition de passer sous les 30h; pour info j’avais mis 39h23 l’an passé.

Mi mai ma prépa à été plus que perturbée par une blessure au tendon d’Achille gauche. Je revois donc mon objectif à la baisse, en visant un chrono proche des 35h (bah Oui, même blessé, je suis quand même sûr de finir….la.lucidité c’est pas mon truc 🙂 )

Nous voilà donc le vendredi 24 juin, 18h, esplanade du port de Vannes. Pour l’occasion, je suis accompagné des @LapinsRunners, de @Djodei et Ben (ami des Lapins).

Nous partons ensemble dans la joie et la bonne humeur, sous un soleil agréable. On discute, on prend le temps d’avancer sans se cramer. 

Alors que je me suis laisser distancer à la faveur d’un arrêt technique (j’ai été pisser pour ceux qui n’ont pas compris) je rejoins le petit groupe au 1er avito, kilomètre 18.

Et c’est à nouveau tous ensemble que nous repartons. Assez vite le groupe se scinde en deux. Les Lapins et Ben partent devant et je reste avec Djodei. Bien qu’il soit très plaisant de courir tous ensemble, la distance est trop exigeante pour forcer le rythme aussi tôt dans l’aventure. 

Nous arrivons au ravito du kilomètre 36 juste avant la nuit. On croise les Lapins sur la fin de leur ravito. Avec Djodei, on passe en mode nuit…manches longues et frontales, après avoir bien ravitaillé: purée jambon, chips, pain saucisson et surtout, mon kiffe sur cette course…gâteau de riz!! J’en ai pris comme ça, par hasard….j’ai kiffé ma race!!!!

Bref on repart dans la nuit sur un bon rythme. On court bien et on marche dans chaque cote pour économiser nos forces. On marche également si la phase de course est trop longue  ( mais ça arrive assez rarement) . On se fait la remarque que sur nos phases de marches, on se fait beaucoup doubler, alors qu’on essaie de marcher à allure vive.

Djodei m’annonce le kilomètre 46. Je cours sans montre, sans téléphone, sans rien, juste avec mon feeling. Comme ça je ne dis pas ‘il reste encore tout ça…’ ‘je n’ai fait que ça….’ Au moins j’avance et ne me prends pas la tête.

Il m’annonce donc le kilomètre 46….ça me pète le moral!!! Je marche. Djodei marche un moment puis repars…je continu de marcher, le temps de digérer le fait d’avoir autant couru pour avoir finalement fait si peu de bornes.

Je mets un petit moment avant de repartir.Djodei à complètement disparu de mon champs de vision.

Je fais alors un choix au moment de me remettre à courir: à partir de maintenant, je ne marche que si ça monte, en dehors de ça, or de question de marcher. 

J’adopte donc une petite foulée très rasante, qui me permet de limiter l’amplitude des mouvement de ma cheville et donc ne pas trop me faire sentir la douleur.

Du coup je me sens bien. J’avance sereinement et quasiment sans douleurs. 

Je remarque que je remonte pas mal de concurrent, à l’usure…beaucoup sont déjà en mode course et marche. Ils sont plus rapides que moi quand ils courent mais je marche beaucoup moins voir quasiment pas. Du coup je grapille lentement sans avoir l’impression de me fatiguer. Et forcément, ça met quand même en confiance.

Arrive ensuite un autre ravito (je ne sais plus le kilomètre). Je ne m’arrête pas très longtemps. Comme à chaque fois depuis le début, j’essaie de bien équilibrer la sucré et le salé. Je me mets en quête de gâteau de riz mais il n’y en à pas sur ce ravito…

Je cherche quand même si je ne tombe pas sur Djodei, mais rien. Je me dis qu’il doit vraiment être pleine bourre parce que je n’ai pas l’impression d’avoir traîné. 

Je repars et passe un long moment complètement seul. Je ne double personne et ne me fais doubler par personne.

Commencera ensuite un chassé croisé avec une runneuse qui durera jusqu’au milieu de l’après midi suivante. Et si nous avons un peu discuté, je n’ai ni son nom ni son dossard. 

Bref elle me double quand elle court et je la double quand elle marche. Et comme elle alterne beaucoup, ces va et vient n’arrêtent pas (pas de sous entendu fidèle lecteur 😉 )

Je poursuis ma stratégie en me répétant très régulièrement, ‘ne marche pas, avance…’ et ça marche pas mal.

Au ravito vers le 75e km je suis étonné de voir Djodei arriver au moment ou je repars….je suis certains de ne pas l’avoir doublé, et lui ne m’a pas vu passer…bizarre.

Une fois ce ravito passé, on est sur la fin de la nuit et le prochain arrêt correspond normalement à la mi course, et à la traversée en bateau.

Je termine la nuit dans de bonnes conditions et avance toujours en suivant ma stratégie.  Petit détail, heureusement que je connais le parcours parce que mentalement c’est un passage super dur; on voit le bateau mais on tourne et part pour une boucle de 7-8km…une torture quand on en à déjà 80 dans les jambes.

Je me souviens que l’an passé à cet endroit de la course je marchais avec de grosses douleurs sous les pieds. Aujourd’hui je cours en étant presque frais (je dis bien presque)

Ensuite, le bateau, les 4 km qui séparent du gymnase, et enfin le ravito des 90 bornes. On récupère un sac d’affaires propre que l’on à déposé au départ.

C’est un vrai moment important dans la course. On à normalement passé la première nuit et on attaque enfin le retour.

En entrant dans le gymnase, je tombe à ma grande surprise sur les Lapins et Ben. Ils me disent n’être là que depuis 5min…je ne leur dis pas mais je m’interroge. Est-ce que j’ai vraiment un bon rythme? est-ce qu’ils ont eu une défaillance?….étonnant.

En tout cas, un bon repas ( avec gâteau de riz !!), des vêtements propre et sec, quelques soins aux pieds..et c’est réparti.

Alors que Ben fait une pause, je repars avec les Lapins. Je tiens au moins 100m…et je me laisse distancer. Carole est alors 3e au classement et espère rattraper la 2e. Ils avancent donc à une très belle allure, trop belle pour que je la suive. On à Quand même déjà fait 90km et je ne suis plus capable de tenir leur rythme …en même temps, n’est pas Lapin qui veut!!! 🙂

Je maintiens donc ma stratégie. Il fait maintenant très chaud, et les passages ombragés font pas mal de bien. Je commence à sentir une légère surchauffe au niveau du tibia droit. Mais pour l’instant ça avance.

Ravito du 104. Je croise les Lapins sur la fin de leur ravito. Je prends un peu de temps. Et repars. Ça roule toujours. Je suis toujours en chassé croisé avec la runneuse…ça fait une sorte de distraction. Est-ce que je vais la doubler bientôt? Est ce qu’elle va déjà me rattraper?

J’arrive au ravito du 120. Jambon purée, pain saucisson, et madeleines…que j’ai trouvé super bonnes!!! Et je me gave encore de gâteau de riz. Au moment de repartir, je sens les cuisses un peu dures. Je prends donc le temps de m’étirer.

Je croise Ben qui me rattrape. Il à l’air en pleine forme.

Et comme le dirait Dubosc: soudain c’est le drame. Très vite, je dirais après 2-3km je sens un gros coup de fatigue…le truc assomant…

Je me couche donc dans l’herbe, à l’arrache sur le bord de la route. Je suis réveillé pas un runner qui s’inquiète de me voir en vrac, presque dans le fossé. Je me lève péniblement et repars. Mais là douleur au tibia est maintenant très présente.

Jalterne beaucoup plus le périodes de marche et moins de course. Et les périodes de marche sont de plus en plus longues.

Quand je marche, le tibia tire  vraiment et quand je cours je commence à avoir mal au tendon d’Achille. Je ne sais pas ce qui m’a fait basculer, mais ça s’est fait très rapidement, presque brutalement.

Ce qui est frustrant c’est que musculairement ça va.

J’arrive péniblement au ravito du 136. Il est 17h30 ( pour ceux qui ne seraient pas matheux, ça fait 23h30 de course). Je vais directement voir les pompiers pour pouvoir dormir. Je leur demande de me réveiller dans 30min. Mais malgré la fatigué, impossible de dormir, mon tibia me lance trop. Je signale alors mon abandon. Et là, surprise…Les pompiers me demandant de ne pas abandonner, d’essayer de me forcer un peu pour arriver au ravito suivant, au kilomètre 158, auquel il y à des podologue…je maintiens mon abandon les larmes au yeux… déçu d’abandonner, en colère de ne pas être plus courageux….mais un pompier insiste….et m’accompagne pour manger un morceau….

Les 1er du 56 passent à toute allure….je m’assois un moment et décide finalement de repartir…ça monte alors je marche. Lentement et laborieusement…les concurrents du 56 ont presque tous un petit mot d’encouragement ou de félicitation….

Ça booste. Et puis il y à du monde au bord des routes. Tout le monde encourage le jaune que je suis…je suis refais et me remet à courir.

(NB: les coureurs de 177 ont un dossard jaune et ceux du 56 un rouge, c’est grâce à cette différence que je suis autant encouragé par les spectateurs mais aussi les coureurs du 56)

Et là commence un véritable calvaire. Je pense réussir à faire du marche /course pendant 3km, pendant que c’est à peu près plat. Et ensuite, ça remonte, alors je marche….et je n’arriverais pas à me remettre à courir. impossible de courir. 

Je marche vraiment très très péniblement. Dans me tête beaucoup de choses se bousculent. Est-ce que je continue au risque de me blesser vraiement très fort? Est-ce ce que j’essaie de m’arracher coûte que coûte pour etre finisher? Est ce que mon plaisir d’être seulement finisher (sans remplir l’objectif) vaut vraiment le niveau de douleur et de souffrance?

Bref le gymnase du km 158 ne semble pas se rapprocher alors que la nuit, elle, semble tomber assez rapidement…du coup des questions s’ajoutent. Est-ce que j’ai la force de faire une deuxième nuit mais cette fois totalement en marchant, dans la souffrance pour ne même pas atteindre l’objectif….Je pense aussi aux Lapins, Ben et Djodei…ils ont tous l’air d’avoir un mental pour être finisher…je vais être celui à qui on va dire ‘c’est déjà bien d’avoir fait tout ça’

Lorsque que j’arrive au ravito une runneuse du 56 me double en me disant ‘lève la tête, sois fier de ce que tu fais…158km, c’est énorme….’ mais en me disant ça, elle me fait monter les larmes aux yeux…je le sais, je vais abandonner..je n’arrive donc pas être fier. Je m’en veux de me sentir minable d’arrêter et de susciter quand même un peu d’admiration….

Je me rends directement au podologue. Il me confirme que j’ai la tendon releveur très enflé et qu’il ne serait pas très prudent de repartir….un dernier gâteau de riz pour la route.

Je signale mon abandon au pointage. Négocie pour avoir une navette assez rapidement. Je co-voiture avec 2 coureurs du 56 qui s’arrêtent également. 

Je m’endors dans la navette, bataille pour arriver jusqu’aux douches. Pendant la course, même quand tu galères tu avances..une fois la course finit, la motivation, la concentration, la pression..tout retombe. Et 100m de marche peuvent vraiment être une véritable épreuve.

Après quelques heures de sieste dans la voiture, je rentre sur Paris.
Mon sentiment sur cette course est donc surprenant, bizarre. Malgré l’abandon, je suis fier de ma gestion de course. C’est quand même un paradoxe…fier de sa gestion quand on abandonne…

Musculairement, rien à signaler, presque frais. Niveau ampoule et douleurs sous les pieds, RAS l’élasto, judicieusement placé à fait le job. Le crème NOK m’a évité les irritations dans des zones inconfortable (à l’intérieur du caleçon en l’occurrence). C’est vraiment les douleurs aux tendons qui étaient devenues insoutenables, rien d’autres.

Ma gestion de la nourriture. Aux ravitos mais aussi le perso ou je testais du salé avec riz et poulet en tranche. Pas de problèmes gastriques (un peu de poésie 🙂 ) ni de fringale.

Je suis également content d’avoir réussi à tenir aussi longtemps alors que j’étais parti blessé. En y réfléchissant, c’est pas super intelligent de partir blessé, mais c’est une grosse course que j’avais en tête depuis presque un an..et qui n’a lieu qu’une fois par an. Alors en étant seulement affaibli, hors de question de ne pas m’engager!

Néanmoins ça reste un abandon. Un échec. Si j’avais été plus courageux, plus fort mentalement, j’aurais fini en marchant…et vu l’avance que j’avais par rapport à l’an passé je battais largement mon record….mais sur le moment, je ne voyais que la douleur, associée à la longueur de la nuit. Le fait de marcher seul, dans la noir complet, juste avec la frontale….j’en avais pas la force.

En tout cas je ne referais pas cette course en 2017. Je veux en faire d’autres pour l’instant. J’y reviendrais à coup sur 2018 ou 2019… d’ici là j’ai le temps de voir venir. 

Mais ce qui est sûr, c’est que si min fantasme ultime de runner de faire péter  les 3h30 sur marathon, passer sous les 30h à l’ultramarin devient pour moi une réelle ambition.

En cliquant ici et  tu pourras  voir les vidéos des Lapins.

En cliquant ici tu verras la vidéo de Djodei

Inutile de ménager le suspens, je suis dans les 2 🙂
A bientôt et bon running.

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24h de Ploeren: analyser et comprendre

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

Samedi 5 décembre 2015. 12h. Le départ du 24h est donné. Je me lance avec la ferme intention d’atteindre les 160km.
Je pars sans montre, sans chrono. Les premiers tours servent à trouver le rythme, se familiariser avec le parcours et voir les forces en présence.
J’ai le sentiment de partir un peu vite mais je me sens bien, je sens que mon souffle est bien aussi. Je maintiens le rythme.
Je commence a discuter un peu avec les autres concurrents, avec les bénévoles. ..le temps passe et les kilomètres commencent a defiler tranquillement.
Au bout de 3h de course, je sens que les cuisses commencent doucement a se durcir. Je fais une première pause pour manger. Jambon pâtes.
Je discute un peu avec Francine (une amie de @Kalipointbarre) qui ne cesse de me booster depuis le debut. Ca fait du bien.
Je repars. Les cuisses sont sensibles mais ça va, la pause a été bénéfique. A chaque tour, je croise également la TeamSteeve. Ce sont la famille et les amis d’un coureur qui s’appelle Steeve. On avait sympathisé a Rennes l’année passée. Il ne manque jamais de me glisser un petit mot a chaque passage…c’est top.
Au bout de 6 de course, j’ai un gros passage a vide. A chaque tour, je trouve une excuse pour m’arrêter. J’en suis a 49km, ce qui est finalement pas si mal mais je sais déjà que je ne retrouverais pas d’aussi bonnes sensations qu’au début de course.
De 6h a 7h de course, je pense etre un zombie. J’avance un peu, je marche pas mal et je m’arrête beaucoup. Et puis un peu après 7h de course ça repart. Bien sûr, je ne suis pas aussi fringuant qu’en debut de course mais je cours. Je pense avoir tenu ce rythme correct jusqu’à 8h30 de course.
Et puis au milieu d’un tour, comme ça, sans prévenir…la tête lache l’affaire…marre d’avoir mal aux cuisses, marre de serrer les dents…du coup direction l’ostéo.
40min de massage. Ça m’a fait du bien.
Damien arrive pour son 12h. On discute un peu puis je me relance doucement.
Il me faut 2-3 tours pour vraiment repartir. Et puis assez rapidement c’est dur.
J’entreprends d’alterner marche et course pour continuer d’avancer et avoir l’impression de me battre.
Après 11h de course je m’arrête a ma table pour manger. Dans ma tête la course est finie.
Damien et Francine le voient. Ils viennent m’encourager, me pousser un peu…je crois avoir refais 2 tours en marchant sans conviction (peut être 3 tours) je ne sais plus…
Et puis je passe a la table de chronométrage, je rends ma puce, je regarde le classement pour voir…76km….pas génial. Je vais dormir 2h. Je me douche et je prends la route.

Je suis bien sûr assez déçu mais j’ai le sentiment de savoir exactement pourquoi ça n’a pas marché donc j’accepte assez bien ce triste sort.

J’ai lancé ma prépa le 1 aout. Tout se passait absolument parfaitement jusqu’à la semaine du 11 novembre (j’étais quasiment dans la forme de ma vie). Et puis ce que je prenais pour une rage de dent s’est avéré être une infection, dans la bouche. J’ai passé 4 jours couché sans réussir a manger (j’ai perdu un peu plus de 4kg )
J’ai repris la course après 2 semaines et demi d’arrêt forcé. Bien sûr je n’avais plus de jus, ça a complètement cassé mon élan. Mais naïvement j’espérais que ça reviendrais avant la course.

Deuxième éléments très important, depuis debut novembre je vais au boulot en velo. (Choix par défaut. ..plus de voiture mais bien plus rapide qu’en transport)
Et bien je pense que mon corps n’est pas encore habitué a ce double effort. Ces douleurs aux cuisses apparues rapidement pendant la course étaient localisées sur les muscles qui tirent quand je suis en côté sur mon vélo.
Il faut donc que je prenne le temps d’encaisser ce double effort, velo course, avant d’envisager de repartir sur du long.

Malgré tout, au delà de la déception, je retiens plein de bonnes choses de cette course.
Au niveau logistique j’étais bien mieux équipé que lors de mon premier 24h.
Mais la vraie satisfaction, ce sont les nombreux échanges sur le parcours.
Bien sûr Francine qui était la depuis le début; la TeamSteeve qui met toujours autant de ferveur dans ses encouragements; Damien qui a essayé de me pousser au cul comme il a pu; les relayeurs (dont je n’ai pas le nom) qui étaient leur tables derrière la mienne et avec qui on s’est bien marré, le speaker avec qui un jeu s’était installé, les bénévoles qui m’ont servi je ne sais combien de coca et qui finissaient par m’encourager a chaque fois que je passais, et les coureurs. ..Hervé, Bernard, ce couple de marcheurs super sympa qui ont fêté cette année leur 40ans de mariage, et bien sûr Leonie, cette hollandaise qui a record perso a 231 km!!! et pourtant super accessible…j’en oubli plein mais le coeur y est.

Voilà ce 24h reste une déception sportive mais j’ai quand même passé un bon moment, je suis content d’avoir tenté.

Vivement les prochaines courses!!

A bientôt et bon running

Runner en mousse

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

CR des 100km de Steenwerck

Autant le dire tout de suite j’ai abandonné au km 53.

J’avais prévu de courir au cardio, en respectant 70% de ma FCM, ce qui devait me faire tenir à 9 – 9,2km/h (en tout cas c’est comme ça que ça se passait pendant mes entraînements)

Tout semblait se dérouler comme prévu (j’ai finalement couru 55% du temps  entre 60 et 70% de ma FCM et 44% du temps entre 50 et 60%!!!)

Sauf que voilà, après 35km j’avais déjà les jambes fatiguées et je ne me sentais pas combatif. .. Le moral a lâché complètement au km50… J’étais persuadé d’approcher le 55e….ça m’a flingué sur place.

Du coup j’ai marché jusqu’à la salle et le 53e km. J’ai pris 15min de pause. …je fais quoi? je repars, je repars pas…je dors et je dors pas….finalement j’ai mis le nez dehors, j’ai eu froid, super froid…donc j’ai abandonné!

En fait, j’ai préféré m’arrêter là plutôt que de forcer et me blesser pour un chrono qui n’allait pas me satisfaire.

Pour moi je ne considère pas ça comme un échec, c’est pire, je me sens minable…

Finir son marathon en 4h10 quand on vise 4h, c’est un echec. Finir a la 120e place sur 200 quand on vise la 1ere moitié c’est un echec. Mais abandonné au bout de 53km quand on veut faire un sub12h sur 100bornes. ..juste parce qu’on a un mental en mousse dans un corps en carton mouillé, ce n’est pas un échec, c’est la honte et c’est tout

Bon je vais pas faire que chialer, me plaindre et m’apitoyer sur mon sort (même si ça fait du bien de temps en temps 🙂 ) Tout bourriquot que je suis j’ai quand même essayé de comprendre ce qu’il s’est passé et pourquoi j’ai lamentablement échoué.

1. Comme tout se passait bien j’ai zappé de mon esprit une chose importante: a cause d’une blessure, je n’ai pas couru en janvier et fevrier….du coup 11 semaines de prepa en partant de zéro, c’est beaucoup trop court pour un ultra

2. La prepa: forcément vu le temps qui m’était imparti, je n’ai pas fait assez de volume…. (par contre mon rythme etait bon; 20km en 2h02 a 131pulses de moyenne c’est pas mal…bah quoi je peux quand même me la peter un peu non 🙂 )

3. Mon ego: trop sûr de moi et donc pas assez combatif!!! J’étais tellement sûr que j’allais faire sub12h que je ne me suis pas préparé à me battre. …ça allait se faire facilement, sans forcer (oui il m’arrive d’être un peu con…mais c’est rare quand même 🙂 )

4. Mon poids: j’avais commencé a faire des efforts, ça marchait bien…et j’ai lâché l’affaire. . Je m’y remets!!!

5. Ça je suis pas sûr mais j’ai déjà eu cette sensation aux 24h de Rennes l’an passé: en courant au cardio et donc lentement, j’ai l’impression que je rentre dans ma course assez tardivement….j’ai le sentiment de ne pas me battre et de subir la course. En même temps je ne tiens pas la route en courant lentement alors si je vais vite je vais craquer encore plus tôt !

Avant de passer à la suite je voulais absolument remercier David et Émile pour leur accueil ( avec une mention spéciale pour David qui a en plus fait le taxi).
Un petit coucou également à Clément avec qui j’ai passé une partie de la nuit.
Et un gros bisous aux Lapins que j’ai vu a plusieurs reprises mais surtout pendant le début de leur course.

Et c’est quoi la suite? Bah je suis inscrit à l’Ultramarin le 26 juin….177km limité a 42heures…
Quand j’y pense maintenant je ne sais vraiment pas ce qui m’est passé par la tête quand je me suis inscrit. Mais bon à 90€ l’inscription, il est hors de question que je me défile.
J’ai déjà repris le chemin de l’entraînement en essayant de faire pas mal de volume pour essayer de quand même finir…même si je dois mettre 41h59….
Et maintenant la vidéo des 100bornes. ..enfin des 53.

vidéo

A bientôt et bon running.