Trail du Viaduc des Fauvettes

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du viaduc des fauvettes le 09/10
Avant de te parler de ma petite personne et de raconter à quel point je suis un runner extraordinaire, et tout et tout,  il faut que je parle de la course.

C’est une boucle de 10km à parcourir 1-2-3-4 ou 5 fois. Tout le monde ne part pas avec le même objectif et donc les rythmes sont assez différents. Mais pas d’ennui, malgré la répétition, le parcours est vraiment génial!!! Des côtes qui brûlent très fort, des descentes abruptes, des racines, de la caillasse, manquait juste un peu de boue 🙂

L’autre point important, que j’ai découvert, si il n’y a qu’un seul ravito par boucle, 80% de ce qui est présenté est fait maison…bon forcément ça donne envie de passer du temps au ravito. Twix maison, flan maison, brownie maison et autres…je me suis rarement pété le bide comme ça!!!!

Donc fidèle lecteur, si l’année prochaine tu es dans le coin à cette période de l’année, il faut cocher dans ton calendrier cette superbe course!!! ( et pour les courageux, cette course fête ses 10ans l’année prochaine…du coup ils organisent un 100km!!!!!)

Revenons maintenant au plus important, ce pour quoi tu viens lire ce blog…MOI !!!! 🙂

Comme pour le trail du four à chaux, je débarque ici sans pression et sans vrai objectif. Je suis là pour faire le 50km, et comme il y a un peu de dénivelé, je me dis que finir en 6h30 serait pas mal. Même si je n’ai aucune idée du dénivelé réel (Strava m’indiquera 1450m!!!), et que je ne sais pas comment je vais encaisser la fait de faire 5fois la même boucle.

Comme je l’ai dit plus haut, 1 seul ravito à chaque 10km. Je pars donc encore une fois sans camelbag, juste ma gourde (qui tient dans la main) et des pâtes de fruit dans les poches du short. Petite appréhension quand je vois le peu de coureur sans camelbag…on verra bien.

Avant le départ je me laisse tenter par l’échauffement collectif. Pas à fond mais pour se réveiller un peu. Je suis reconnu par Steeve, on se suit sur Strava et il connaît mon blog (à ce stade fidèle lecteur, on peut considérer que je suis une star internationale 😉 ). On discute un peu sur le course. Il est là pour faire les 30km. On se souhaite bon courage.

L’organisation annonce quand même, les  vainqueurs des dernières éditions présents ce jour, les doyens de la course, puis on chante l’anniversaire d’une concurrente. Ça donne une dimension humaine à la course…

Et c’est parti. On annonce 450 coureurs.

A peine 100m et déjà des escaliers. Évidemment ça bouchonne. Je pars très lentement car je sais que la course sera longue. On passe dans un château et première grosse montée. Ça créé un premier ecremage. On longe un champs, on rentre dans les bois on passe sur l’immense viaduc. D’en haut on voit les premiers être déjà au pied du viaduc…on repasse dans le forêt, descente sèche, puis on remonte, on saute par dessus un arbre couché, d’un autre, on passe par dessus un fossé. Puis sous le viaduc avec un passage très technique…on ne voit pas le temps passer. Tout le temps obligé d’être attentif au parcours qui n’arrête pas de changer.

Et les côtes sont vraiment dures. Dans ce premier tour, il est difficile d’imaginer dans quel état va se faire le 5e tour.

Néanmoins, cette première boucle se passe plutôt bien. J’enlève mes manchons que j’avais mis pour ne pas avoir trop froid, et je les cache sous une jardinière dans la rue…on verra si elles y sont toujours à la fin.

Je précise que malgré la mode du runner moderne de courir en tout compression, ce ne sont pas des manchons de compression mais juste une couche contre le froid qui , en les enlevant, permet de passer en manche courtes sans se changer (en plus c’était un goddies que une course précédente)

Je finis ce premier tour en 1h08. Et on m’annonce 99e. Je commence déjà à me dire que je suis parti trop vite. D’habitude je tourne aux alentours de la moitié du classement.

Malgré tout je ne traîne pas trop à ce 1er ravito. Du crunch, un coca et je rempli ma gourde.

Je remonte pas mal de runner dans cette 2e boucle. Et à la fin je commence même à rattraper des marcheurs, partis légèrement après nous. La boucle faisant quand même 10km, et comme on n’arrête pas de tourner dans tous les sens, j’essaie de me souvenir à quel moment ça monte et à quel moment ça descend mais je m’y perds un peu. Cela dit aucune possibilité de se tromper, tout est super bien indiqué.

Cette 2e boucle se passe également plutôt bien puisque je la fini en 1h06. Je traîne un peu plus au ravito mais finalement pas tant que ça.

Par contre au moment de repartir du ravito, un vrai sentiment de solitude. Il n’y plus beaucoup de runner sur le parcours. J’avance, j’avance  mais pas grand monde. Ni runner ni marcheur. Du coup je me fais un peu violence pour essayer de tenir le rythme. Et comme en plus je cours une fois de plus sans montre, c’est difficile d’avoir des repères…

Cette 3e boucle est assez difficile mentalement. Sans concurrents, sans chrono, je me motive sans cesse pour ne rien lâcher, ne pas ralentir et ne pas fléchir. Je me dis que ja vais forcément rattraper du monde….mais non.

Au passage de la ligne, je fais mes calculs…puis je recommence ces calculs…plusieurs fois. J’ai bien mis 1h03 sur cette 3e boucle. Étonnant. (Je ne suis toujours pas sûr que mes calculs sont bons mais ça semble coller avec le reste)

Sur le ravito, cette fois je me fais plaisir 🙂

Je repars pour la 4e boucle. Encore 20bornes. Du coup , je decide de lever un peu le pied dans chaque côte pour être sûr d’aller au bout…enfin pour me donner toutes les chances d’aller au bout 🙂

Sur le peu de plat et dans les descentes, je continu à bon rythme mais même en marchant les côtes commencent à brûler.

Les bénévoles encouragent de plus en plus en demandant dans quelle boucle on est. 

Et si je croise aucun coureur, je suis pas mal encouragé par les nombreuses familles qui profitent de la météo et du cadre pour une petite balade.

Dans l’ensemble cette 4e boucle passe à peu près correctement. De la fatigue bien sûr mais pas à l’agonie.

Je finis la boucle en 1h14. J’en suis donc à 4h30 de course. Gros ravito 🙂 

C’est sur ce ravito que j’ai tué le twix maison…une véritable dinguerie!!!!!

Je croise Steve qui a été au bout de ses 30km.  Bravo à lui!!!

C’est parti pour la dernière boucle. Pas mal de gens sont changés, avec le sac en main, près à rentrer chez eux. Ça fait un peu bizarre du coup de repartir sur une boucle. Mais bon j’y go quand même.

Dès les 1ère côtes, les cuisses tirent assez fort…je maintiens la stratégie de la 4e boucle: au calme dans les côtes et on maintient sur le reste du parcours.

Mais après 3-4km, dans le passage technique sous le viaduc, CRAMPE!!!!

Mais pas la crampe que tu fais partir avec un simple étirement…la crampe de merde à l’intérieur de la cuisse (oui Oui l’intérieur de la cuisse) que je ne sais pas comment la faire partir!!!

Du coup je m’allonge un peu dans l’herbe, face au viaduc. Je regarde un peu les gens faire de l’escalade….reprends un peu mes esprit et essai de m’étirer les adducteurs.

Je repars tranquille en étant prudent. Je n’ai pas encore passé le panneau indiquant la moitié du tour.

Mais après un bon kilomètre, un peu de fatigue dans les cuisses mais c’est gérable. Rien à voir avec ces putains de crampes (qui me reviendront pas…)

Je file à allure correct en gérant mes efforts.

La fin approche. Je relâche un peu là pression…et bim!!! Je me casse la gueule. Dans une descente, je ne sais pas sur quoi je bute, mais je me retrouve sur le ventre à faire une petite glissade.

Rien de méchant mais ça a le mérite de me remettre un peu dans la course. Au moins au niveau de la concentration.

Le panneau dernier kilomètre. Je relance comme je peu, et franchis la ligne en 5h57…soit 1h30 pour la dernière boucle. 

Je finis 22e sur les 62 finishers du 50km.

Et pour bien flatter mon ego, je me dis que j’ai finis 22e sur 450…bah quoi, y a un problème? 😉

Autant te le dire tout de suite fidèle lecteur. J’ai fait sa fête au buffet!!! Je me suis assez rempli la panse pour ne plus rien avaler jusqu’au repas de soir.

J’espère que tu auras compris que cette course est vraiment top!!! N’oublie pas de la cocher pour l’année prochaine.

Pour les milliards de fan désireux de me rencontrer enfin, je serais sur « les carrières by night » le 6 novembre et sur « la sans raison » le 7 novembre (pas sûr des dates mais c’est ce weekend là)

D’ici là, à bientôt et bon running.

Trail du Four à Chaux

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du trail du Four à chaux 27km

Ce dimanche 2/10 j’étais engagé sur cette course avec pour seule ambition: kiffer.

Suite aux objectifs non réalisés sur la première partie de l’année, je me recentre sur des courses plus courtes, à ma portée et sans objectif chrono ou classement.

J’y vais quand même avec l’idée de faire la meilleure course possible mais c’est tout.

La stratégie est donc simple: 15km à bon rythme et on voit à partir de quand on peut accélérer…si le corps veut bien, évidement….

Pour amplifier le ‘non prise de tête’ je prends une simple gourde (pas de camelbag) et 2 pâtes de fruits (dans les poches du short). Il est proposé un ravito tous les 5 km alors ça devrait aller 🙂

Et ça commence très bien. Arrivé sur place, je tombe sur @Kalipoinbarre…enfin on se croise et on discute, je lui tombe pas dessus pour de vrai 🙂 

On papote un peu de la course mais surtout de son défi monstrueux fin octobre…les 6 jours de France. Oui Oui 6 jours de France…et on parle bien de course à pied…

Je discute ensuite un long moment avec Ben rencontré à Vannes en Juin. Puis avec un autre runner qui m’a vu aux 4h de Montevrain (petite aparté pour toi fidèle lecteur, j’ai participé fin août aux 4h de Montevrain… j’avais commencé le CR mais je l’ai laissé traîner et je l’ai toujours pas fini…et je pense pas le finir celui là…mais à priori il y à plein de photo sur Facebook…pour compenser).

Du coup on se retrouve pas loin de l’heure du départ.

Je me place en queue de peloton, je suis pas là pour gagner 🙂

Je pars tranquille, en regardant mon téléphone pour pas partir trop vite. Je coupe au bout de 3km pour courir au feeling (pour info, je n’ai plus de montre et m’a radinerie m’empêche d’en acheter une autre 🙂 )

Il y a eu 2 gros bouchons dans les 1er kilomètres ou ça a pas mal piétiné, mais ensuite ça s’est bien fluidifier.

Le parcours est top. Des chemins en forêt, des singles, un peu de caillasses, de racines, des côtes, des faux plats…. bon bah c’est un trail quoi 🙂

Pour l’instant, ça se passe bien. Je cours à bon rythme sans trop me fatiguer. 

Il y a encore pas mal de monde, on est encore avec les coureurs de 11km. Je croise un autre coureur vu à Montevrain…on fait un bout de chemin, puis je m’échappe dans une côte.

Oui parce que je cours dans toutes les côtes. Pas forcément vite mais je me force à courir.

On passe un panneau qui annonce la dernier km…..c’est pour le 11, et pour nous plus tard…bah y à une putain de côte juste avant l’arrivée…pas super longue mais sacrément sèche!!!! 

Ça y est on se sépare avec le 11km. Je m’arrête aux ravito; un sucre et je remplis la gourde.

Du coup y a beaucoup moins de monde, et comme à chaque course, je me retrouve seul derrière un groupe. C’est ma spécialité ça….comme un con tout seul, avec des groupes partout autour…

Je décide d’accélérer un peu pour les rattraper….une fois que je les rattrape,je suis lancé alors ce serait dommage de ralentir…donc je maintiens le rythme et m’enfuis!!

Le parcours est toujours aussi varié, donc toujours aussi sympa mais il y a une période assez longue, relativement plate. Du coup je me force à garder un rythme soutenu. Je ne sais pas si je vais le tenir jusqu’au bout mais qui vivra verra.

Je double Ben, en pleine discussion. J’ai hésité un moment à discuter un peu mais je suis lancé…alors je le double…je glisse un petit mot quand même… 

A un moment je double 2 coureurs qui m’avaient doublé en début de course…il y a un des 2 qui avait l’air prétentieux…du coup c’est avec un grand plaisir que je le double. Et j’ai regardé pas mal derrière moi pour être bien sûr de le distancer….on se fait plaisir comme on peut:-)

Je profite d’être bloqué dans quelques singles pour ralentir légèrement. 

Même si j’ai appuyé le rythme depuis le 11e kilomètre, la course se passe bien et j’entends un coureur dire ‘allez plus que 2 km’…déjà??  🙂

Du coup j’en remets un petit coup, pour finir fort. Arrive la côte du dernier kilomètre…je me dépouille ma race pour la faire à bloc…derrière il y a une longue ligne droite, que je fais à bon rythme…un gars me dit »t’as mal gérer pour finir aussi vite »….je trace sans en tenir compte…je vois pas quel intérêt il a à dire ça….bref.

Je passe la ligne en 2h18’46. Plutôt content de ma gestion .

J’ai bien kiffé.

Je rediscute un peu avec @Kalipointbarre, puis j’ai un peu cherché Ben sans succès.

Voilà, une belle course, sous un beau temps….que demander de mieux !!!!

A bientôt et bon running

Grand Raid du Golfe….mi figue mi raisin

Bonjour fidèle lecteur et bienvenue futur fidèle lecteur

CR du Grand Raid du Golfe du Morbihan (177km)
Lorsqu’en janvier je me suis inscrit à cette course (pour la 2e fois), j’avais pour ambition de passer sous les 30h; pour info j’avais mis 39h23 l’an passé.

Mi mai ma prépa à été plus que perturbée par une blessure au tendon d’Achille gauche. Je revois donc mon objectif à la baisse, en visant un chrono proche des 35h (bah Oui, même blessé, je suis quand même sûr de finir….la.lucidité c’est pas mon truc 🙂 )

Nous voilà donc le vendredi 24 juin, 18h, esplanade du port de Vannes. Pour l’occasion, je suis accompagné des @LapinsRunners, de @Djodei et Ben (ami des Lapins).

Nous partons ensemble dans la joie et la bonne humeur, sous un soleil agréable. On discute, on prend le temps d’avancer sans se cramer. 

Alors que je me suis laisser distancer à la faveur d’un arrêt technique (j’ai été pisser pour ceux qui n’ont pas compris) je rejoins le petit groupe au 1er avito, kilomètre 18.

Et c’est à nouveau tous ensemble que nous repartons. Assez vite le groupe se scinde en deux. Les Lapins et Ben partent devant et je reste avec Djodei. Bien qu’il soit très plaisant de courir tous ensemble, la distance est trop exigeante pour forcer le rythme aussi tôt dans l’aventure. 

Nous arrivons au ravito du kilomètre 36 juste avant la nuit. On croise les Lapins sur la fin de leur ravito. Avec Djodei, on passe en mode nuit…manches longues et frontales, après avoir bien ravitaillé: purée jambon, chips, pain saucisson et surtout, mon kiffe sur cette course…gâteau de riz!! J’en ai pris comme ça, par hasard….j’ai kiffé ma race!!!!

Bref on repart dans la nuit sur un bon rythme. On court bien et on marche dans chaque cote pour économiser nos forces. On marche également si la phase de course est trop longue  ( mais ça arrive assez rarement) . On se fait la remarque que sur nos phases de marches, on se fait beaucoup doubler, alors qu’on essaie de marcher à allure vive.

Djodei m’annonce le kilomètre 46. Je cours sans montre, sans téléphone, sans rien, juste avec mon feeling. Comme ça je ne dis pas ‘il reste encore tout ça…’ ‘je n’ai fait que ça….’ Au moins j’avance et ne me prends pas la tête.

Il m’annonce donc le kilomètre 46….ça me pète le moral!!! Je marche. Djodei marche un moment puis repars…je continu de marcher, le temps de digérer le fait d’avoir autant couru pour avoir finalement fait si peu de bornes.

Je mets un petit moment avant de repartir.Djodei à complètement disparu de mon champs de vision.

Je fais alors un choix au moment de me remettre à courir: à partir de maintenant, je ne marche que si ça monte, en dehors de ça, or de question de marcher. 

J’adopte donc une petite foulée très rasante, qui me permet de limiter l’amplitude des mouvement de ma cheville et donc ne pas trop me faire sentir la douleur.

Du coup je me sens bien. J’avance sereinement et quasiment sans douleurs. 

Je remarque que je remonte pas mal de concurrent, à l’usure…beaucoup sont déjà en mode course et marche. Ils sont plus rapides que moi quand ils courent mais je marche beaucoup moins voir quasiment pas. Du coup je grapille lentement sans avoir l’impression de me fatiguer. Et forcément, ça met quand même en confiance.

Arrive ensuite un autre ravito (je ne sais plus le kilomètre). Je ne m’arrête pas très longtemps. Comme à chaque fois depuis le début, j’essaie de bien équilibrer la sucré et le salé. Je me mets en quête de gâteau de riz mais il n’y en à pas sur ce ravito…

Je cherche quand même si je ne tombe pas sur Djodei, mais rien. Je me dis qu’il doit vraiment être pleine bourre parce que je n’ai pas l’impression d’avoir traîné. 

Je repars et passe un long moment complètement seul. Je ne double personne et ne me fais doubler par personne.

Commencera ensuite un chassé croisé avec une runneuse qui durera jusqu’au milieu de l’après midi suivante. Et si nous avons un peu discuté, je n’ai ni son nom ni son dossard. 

Bref elle me double quand elle court et je la double quand elle marche. Et comme elle alterne beaucoup, ces va et vient n’arrêtent pas (pas de sous entendu fidèle lecteur 😉 )

Je poursuis ma stratégie en me répétant très régulièrement, ‘ne marche pas, avance…’ et ça marche pas mal.

Au ravito vers le 75e km je suis étonné de voir Djodei arriver au moment ou je repars….je suis certains de ne pas l’avoir doublé, et lui ne m’a pas vu passer…bizarre.

Une fois ce ravito passé, on est sur la fin de la nuit et le prochain arrêt correspond normalement à la mi course, et à la traversée en bateau.

Je termine la nuit dans de bonnes conditions et avance toujours en suivant ma stratégie.  Petit détail, heureusement que je connais le parcours parce que mentalement c’est un passage super dur; on voit le bateau mais on tourne et part pour une boucle de 7-8km…une torture quand on en à déjà 80 dans les jambes.

Je me souviens que l’an passé à cet endroit de la course je marchais avec de grosses douleurs sous les pieds. Aujourd’hui je cours en étant presque frais (je dis bien presque)

Ensuite, le bateau, les 4 km qui séparent du gymnase, et enfin le ravito des 90 bornes. On récupère un sac d’affaires propre que l’on à déposé au départ.

C’est un vrai moment important dans la course. On à normalement passé la première nuit et on attaque enfin le retour.

En entrant dans le gymnase, je tombe à ma grande surprise sur les Lapins et Ben. Ils me disent n’être là que depuis 5min…je ne leur dis pas mais je m’interroge. Est-ce que j’ai vraiment un bon rythme? est-ce qu’ils ont eu une défaillance?….étonnant.

En tout cas, un bon repas ( avec gâteau de riz !!), des vêtements propre et sec, quelques soins aux pieds..et c’est réparti.

Alors que Ben fait une pause, je repars avec les Lapins. Je tiens au moins 100m…et je me laisse distancer. Carole est alors 3e au classement et espère rattraper la 2e. Ils avancent donc à une très belle allure, trop belle pour que je la suive. On à Quand même déjà fait 90km et je ne suis plus capable de tenir leur rythme …en même temps, n’est pas Lapin qui veut!!! 🙂

Je maintiens donc ma stratégie. Il fait maintenant très chaud, et les passages ombragés font pas mal de bien. Je commence à sentir une légère surchauffe au niveau du tibia droit. Mais pour l’instant ça avance.

Ravito du 104. Je croise les Lapins sur la fin de leur ravito. Je prends un peu de temps. Et repars. Ça roule toujours. Je suis toujours en chassé croisé avec la runneuse…ça fait une sorte de distraction. Est-ce que je vais la doubler bientôt? Est ce qu’elle va déjà me rattraper?

J’arrive au ravito du 120. Jambon purée, pain saucisson, et madeleines…que j’ai trouvé super bonnes!!! Et je me gave encore de gâteau de riz. Au moment de repartir, je sens les cuisses un peu dures. Je prends donc le temps de m’étirer.

Je croise Ben qui me rattrape. Il à l’air en pleine forme.

Et comme le dirait Dubosc: soudain c’est le drame. Très vite, je dirais après 2-3km je sens un gros coup de fatigue…le truc assomant…

Je me couche donc dans l’herbe, à l’arrache sur le bord de la route. Je suis réveillé pas un runner qui s’inquiète de me voir en vrac, presque dans le fossé. Je me lève péniblement et repars. Mais là douleur au tibia est maintenant très présente.

Jalterne beaucoup plus le périodes de marche et moins de course. Et les périodes de marche sont de plus en plus longues.

Quand je marche, le tibia tire  vraiment et quand je cours je commence à avoir mal au tendon d’Achille. Je ne sais pas ce qui m’a fait basculer, mais ça s’est fait très rapidement, presque brutalement.

Ce qui est frustrant c’est que musculairement ça va.

J’arrive péniblement au ravito du 136. Il est 17h30 ( pour ceux qui ne seraient pas matheux, ça fait 23h30 de course). Je vais directement voir les pompiers pour pouvoir dormir. Je leur demande de me réveiller dans 30min. Mais malgré la fatigué, impossible de dormir, mon tibia me lance trop. Je signale alors mon abandon. Et là, surprise…Les pompiers me demandant de ne pas abandonner, d’essayer de me forcer un peu pour arriver au ravito suivant, au kilomètre 158, auquel il y à des podologue…je maintiens mon abandon les larmes au yeux… déçu d’abandonner, en colère de ne pas être plus courageux….mais un pompier insiste….et m’accompagne pour manger un morceau….

Les 1er du 56 passent à toute allure….je m’assois un moment et décide finalement de repartir…ça monte alors je marche. Lentement et laborieusement…les concurrents du 56 ont presque tous un petit mot d’encouragement ou de félicitation….

Ça booste. Et puis il y à du monde au bord des routes. Tout le monde encourage le jaune que je suis…je suis refais et me remet à courir.

(NB: les coureurs de 177 ont un dossard jaune et ceux du 56 un rouge, c’est grâce à cette différence que je suis autant encouragé par les spectateurs mais aussi les coureurs du 56)

Et là commence un véritable calvaire. Je pense réussir à faire du marche /course pendant 3km, pendant que c’est à peu près plat. Et ensuite, ça remonte, alors je marche….et je n’arriverais pas à me remettre à courir. impossible de courir. 

Je marche vraiment très très péniblement. Dans me tête beaucoup de choses se bousculent. Est-ce que je continue au risque de me blesser vraiement très fort? Est-ce ce que j’essaie de m’arracher coûte que coûte pour etre finisher? Est ce que mon plaisir d’être seulement finisher (sans remplir l’objectif) vaut vraiment le niveau de douleur et de souffrance?

Bref le gymnase du km 158 ne semble pas se rapprocher alors que la nuit, elle, semble tomber assez rapidement…du coup des questions s’ajoutent. Est-ce que j’ai la force de faire une deuxième nuit mais cette fois totalement en marchant, dans la souffrance pour ne même pas atteindre l’objectif….Je pense aussi aux Lapins, Ben et Djodei…ils ont tous l’air d’avoir un mental pour être finisher…je vais être celui à qui on va dire ‘c’est déjà bien d’avoir fait tout ça’

Lorsque que j’arrive au ravito une runneuse du 56 me double en me disant ‘lève la tête, sois fier de ce que tu fais…158km, c’est énorme….’ mais en me disant ça, elle me fait monter les larmes aux yeux…je le sais, je vais abandonner..je n’arrive donc pas être fier. Je m’en veux de me sentir minable d’arrêter et de susciter quand même un peu d’admiration….

Je me rends directement au podologue. Il me confirme que j’ai la tendon releveur très enflé et qu’il ne serait pas très prudent de repartir….un dernier gâteau de riz pour la route.

Je signale mon abandon au pointage. Négocie pour avoir une navette assez rapidement. Je co-voiture avec 2 coureurs du 56 qui s’arrêtent également. 

Je m’endors dans la navette, bataille pour arriver jusqu’aux douches. Pendant la course, même quand tu galères tu avances..une fois la course finit, la motivation, la concentration, la pression..tout retombe. Et 100m de marche peuvent vraiment être une véritable épreuve.

Après quelques heures de sieste dans la voiture, je rentre sur Paris.
Mon sentiment sur cette course est donc surprenant, bizarre. Malgré l’abandon, je suis fier de ma gestion de course. C’est quand même un paradoxe…fier de sa gestion quand on abandonne…

Musculairement, rien à signaler, presque frais. Niveau ampoule et douleurs sous les pieds, RAS l’élasto, judicieusement placé à fait le job. Le crème NOK m’a évité les irritations dans des zones inconfortable (à l’intérieur du caleçon en l’occurrence). C’est vraiment les douleurs aux tendons qui étaient devenues insoutenables, rien d’autres.

Ma gestion de la nourriture. Aux ravitos mais aussi le perso ou je testais du salé avec riz et poulet en tranche. Pas de problèmes gastriques (un peu de poésie 🙂 ) ni de fringale.

Je suis également content d’avoir réussi à tenir aussi longtemps alors que j’étais parti blessé. En y réfléchissant, c’est pas super intelligent de partir blessé, mais c’est une grosse course que j’avais en tête depuis presque un an..et qui n’a lieu qu’une fois par an. Alors en étant seulement affaibli, hors de question de ne pas m’engager!

Néanmoins ça reste un abandon. Un échec. Si j’avais été plus courageux, plus fort mentalement, j’aurais fini en marchant…et vu l’avance que j’avais par rapport à l’an passé je battais largement mon record….mais sur le moment, je ne voyais que la douleur, associée à la longueur de la nuit. Le fait de marcher seul, dans la noir complet, juste avec la frontale….j’en avais pas la force.

En tout cas je ne referais pas cette course en 2017. Je veux en faire d’autres pour l’instant. J’y reviendrais à coup sur 2018 ou 2019… d’ici là j’ai le temps de voir venir. 

Mais ce qui est sûr, c’est que si min fantasme ultime de runner de faire péter  les 3h30 sur marathon, passer sous les 30h à l’ultramarin devient pour moi une réelle ambition.

En cliquant ici et  tu pourras  voir les vidéos des Lapins.

En cliquant ici tu verras la vidéo de Djodei

Inutile de ménager le suspens, je suis dans les 2 🙂
A bientôt et bon running.

Je fonce à St Fons

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

St Fons, c’est le théâtre de mes futurs exploits (oui oui rien que ça). J’y serais le 26 mars prochain pour participer au 24h de St Fons et ainsi prendre ma revanche sur mon échec de décembre.

Pour les moins culturés d’entre vous, mais aussi pour les milliards de fans prêts à déplacer des montagnes pour venir me supporter, St Fons est à 12km au sud de Lyon.

Le décor est planté; j’y vais avec la ferme intention de franchir les 160km. Certains vont trouver ça incroyable d’autres vont trouver ça petit bras…. Mais comme le disais Arnold, frère de Willy, il faut de tout pour faire un monde 🙂

Et pour ça fidèle lecteur je me suis lancé dans une prépa qui est en train de me transformer en véritable machine de guerre (j’en rajoute un peu mais tu connais la formule, c’est mon blog, je fais ce que je veux)

Pour aller droit au but, depuis début janvier, je cours 6 fois par semaine et fait du vélo 6 fois par semaine!! Ah je t’ai prévenu fidèle lecteur, une machine de guerre!!!

Ceux qui ne me suivent pas sur Strava se demandent comment il va chercher 6 et 6…. Je m’explique.

Je bosse depuis un peu plus de 6mois à seulement 9km de chez moi….et depuis moins de 4 mois ma voiture m’a lâché. Comme il me faut 1h20 en transport en commun pour faire ces malheureux 9km, et que je n’ai pas le budget pour racheter une voiture, la solution à été d’acheter un vélo….et d’alterner avec la course à pied!!!! Malinx le Lynx (ça c’est nul mais il fallait que je la place!!! 🙂 )

Donc en détail ça donne ça:
Vélo lundi matin, mardi soir, mercredi matin, jeudi soir et vendredi matin et soir.
Et course à pied lundi soir, mardi matin, mercredi soir, jeudi matin et samedi et dimanche matin.

Bon je vais être honnête quand je me suis mis ça en tête, je pensais que ça serait trop et que je ne tiendrais pas..et c’est effectivement ce qu’il s’est passé dès la 1ere semaine de janvier….le dimanche, grosse douleur à la cuisse, impossible de continuer de courir…
J’ai donc ajusté, non pas la quantité mais le contenu.
Cette première semaine, j’avais été très con…( j’ai beau être parfait, j’ai quand même quelques faiblesses 😉 ). En gros j’essayais d’aller vite tout le temps…chaque jour je voulais aller plus vite que la veille…
Tu vois fidèle lecteur, c’est très con.

Donc maintenant en vélo j’y vais cool sans forcer… (Sauf le vendredi soir ou je suis souvent pressé de rentrer et de finir la semaine)
Et en courant, les séances du soir sont faites sur un rythme cool, sans trop forcer. Et je garde les séances de mardi matin et jeudi matin pour faire un peu de vitesse.
Les séances du week-end c’est au feeling (enfin le dimanche c’est sortie longue)

Et pour l’instant ça se passe très bien. Je dis pas que je suis pas fatigué par moment où que je pars au boulot tous les matin en sifflant parce que je suis content d’y aller en faisant du sport….y a bien sûr des jours où ça me fait franchement chier et ou je préférais 100 fois avoir une voiture….

Mais je me dis que chaque séance me rapproche de mon objectif et ça m’aide un peu à ne pas avoir trop la flemme.

Concernant la prépa, la grosse particularité est que je n’ai plus de montre GPS….donc pas de vitesse, pas de cardio, pas d’allure,pas de distance…rien!!!! Je n’ai que ma …et j’ai même pas de couteau 🙂 !!!!
Donc toutes mes séances sont faites au feeling. Et vu mon expérience, je suis quasi sûr de ne jamais être dans la zone cible…on verra bien le jour j si finalement c’était payant 😉

Concernant la course en elle même, je réfléchis un peu à une stratégie….vraiment un peu. Ces deniers temps je me dis que courir 2heures, faire un tour en marchant et répéter ça pendant les 24h peut être un bon compromis…
A réfléchir encore…

Sinon côté bouffe et PPG y a du relâchement!Depuis noël, j’ai du mal à me remettre dans le droit chemin…donc cette semaine j’ai ré-telechargé les applis qui vont bien et j’espère refaire les choses bien.

Voilà c’est à peu près tout ce qu’il y avait de (presque ) intéressant à dire.

A bientôt et bon running

24h de Ploeren: analyser et comprendre

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

Samedi 5 décembre 2015. 12h. Le départ du 24h est donné. Je me lance avec la ferme intention d’atteindre les 160km.
Je pars sans montre, sans chrono. Les premiers tours servent à trouver le rythme, se familiariser avec le parcours et voir les forces en présence.
J’ai le sentiment de partir un peu vite mais je me sens bien, je sens que mon souffle est bien aussi. Je maintiens le rythme.
Je commence a discuter un peu avec les autres concurrents, avec les bénévoles. ..le temps passe et les kilomètres commencent a defiler tranquillement.
Au bout de 3h de course, je sens que les cuisses commencent doucement a se durcir. Je fais une première pause pour manger. Jambon pâtes.
Je discute un peu avec Francine (une amie de @Kalipointbarre) qui ne cesse de me booster depuis le debut. Ca fait du bien.
Je repars. Les cuisses sont sensibles mais ça va, la pause a été bénéfique. A chaque tour, je croise également la TeamSteeve. Ce sont la famille et les amis d’un coureur qui s’appelle Steeve. On avait sympathisé a Rennes l’année passée. Il ne manque jamais de me glisser un petit mot a chaque passage…c’est top.
Au bout de 6 de course, j’ai un gros passage a vide. A chaque tour, je trouve une excuse pour m’arrêter. J’en suis a 49km, ce qui est finalement pas si mal mais je sais déjà que je ne retrouverais pas d’aussi bonnes sensations qu’au début de course.
De 6h a 7h de course, je pense etre un zombie. J’avance un peu, je marche pas mal et je m’arrête beaucoup. Et puis un peu après 7h de course ça repart. Bien sûr, je ne suis pas aussi fringuant qu’en debut de course mais je cours. Je pense avoir tenu ce rythme correct jusqu’à 8h30 de course.
Et puis au milieu d’un tour, comme ça, sans prévenir…la tête lache l’affaire…marre d’avoir mal aux cuisses, marre de serrer les dents…du coup direction l’ostéo.
40min de massage. Ça m’a fait du bien.
Damien arrive pour son 12h. On discute un peu puis je me relance doucement.
Il me faut 2-3 tours pour vraiment repartir. Et puis assez rapidement c’est dur.
J’entreprends d’alterner marche et course pour continuer d’avancer et avoir l’impression de me battre.
Après 11h de course je m’arrête a ma table pour manger. Dans ma tête la course est finie.
Damien et Francine le voient. Ils viennent m’encourager, me pousser un peu…je crois avoir refais 2 tours en marchant sans conviction (peut être 3 tours) je ne sais plus…
Et puis je passe a la table de chronométrage, je rends ma puce, je regarde le classement pour voir…76km….pas génial. Je vais dormir 2h. Je me douche et je prends la route.

Je suis bien sûr assez déçu mais j’ai le sentiment de savoir exactement pourquoi ça n’a pas marché donc j’accepte assez bien ce triste sort.

J’ai lancé ma prépa le 1 aout. Tout se passait absolument parfaitement jusqu’à la semaine du 11 novembre (j’étais quasiment dans la forme de ma vie). Et puis ce que je prenais pour une rage de dent s’est avéré être une infection, dans la bouche. J’ai passé 4 jours couché sans réussir a manger (j’ai perdu un peu plus de 4kg )
J’ai repris la course après 2 semaines et demi d’arrêt forcé. Bien sûr je n’avais plus de jus, ça a complètement cassé mon élan. Mais naïvement j’espérais que ça reviendrais avant la course.

Deuxième éléments très important, depuis debut novembre je vais au boulot en velo. (Choix par défaut. ..plus de voiture mais bien plus rapide qu’en transport)
Et bien je pense que mon corps n’est pas encore habitué a ce double effort. Ces douleurs aux cuisses apparues rapidement pendant la course étaient localisées sur les muscles qui tirent quand je suis en côté sur mon vélo.
Il faut donc que je prenne le temps d’encaisser ce double effort, velo course, avant d’envisager de repartir sur du long.

Malgré tout, au delà de la déception, je retiens plein de bonnes choses de cette course.
Au niveau logistique j’étais bien mieux équipé que lors de mon premier 24h.
Mais la vraie satisfaction, ce sont les nombreux échanges sur le parcours.
Bien sûr Francine qui était la depuis le début; la TeamSteeve qui met toujours autant de ferveur dans ses encouragements; Damien qui a essayé de me pousser au cul comme il a pu; les relayeurs (dont je n’ai pas le nom) qui étaient leur tables derrière la mienne et avec qui on s’est bien marré, le speaker avec qui un jeu s’était installé, les bénévoles qui m’ont servi je ne sais combien de coca et qui finissaient par m’encourager a chaque fois que je passais, et les coureurs. ..Hervé, Bernard, ce couple de marcheurs super sympa qui ont fêté cette année leur 40ans de mariage, et bien sûr Leonie, cette hollandaise qui a record perso a 231 km!!! et pourtant super accessible…j’en oubli plein mais le coeur y est.

Voilà ce 24h reste une déception sportive mais j’ai quand même passé un bon moment, je suis content d’avoir tenté.

Vivement les prochaines courses!!

A bientôt et bon running

Mieux vaut tard que jamais

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle

En cliquant ici tu pourras enfin voir la vidéo de l’Ultramarin.

J’ai hésité.
Soit je mettais plein d’images….
Soit je mettais l’accent sur mon ressenti.

Finalement j’ai décidé que je n’étais l’office du tourisme 🙂 donc tu auras surtout mon ressenti. ..enfin ma souffrance. .ou plutôt ma déchéance 😉

En tout cas je me suis dit qu’il etait intéressant de montrer les différents états que l’on peut traverser sur une course aussi longue.

Voilà.

A bientôt et bon running.

Comme au bon vieux temps

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle

Vendredi 31 juillet 2015, vers 19h.
Je branche mon montre pour avoir de la batterie; ça fait un mois que je n’ai pas couru, elle doit etre complètement vide.

Un peu plus tard je prépare mes affaires et depose tout sur la machine a laver dans la salle de bain.

Vers 20h30, avant de coucher les enfants, je débranche la montre, et la dépose aussi dans la salle de bain. J’en profite pour y mettre également les barres céréales.

Je récupère enfin mes baskets dans le placard de l’entrée, celui dont la porte fait du bruit, et les mets près de la porte.

Je pense déjà au footing du lendemain, quel parcours, quelle distance, vais je avoir mal au tendon, est ce que je vais avoir tant perdu….

Samedi 1 août 2015, 6h00.
L’alarme de mon téléphone vibre. Je me jette dessus pour couper le rappel qui risque de réveiller ma femme.

Sur la pointe des pieds, je vais dans la salle de bain, m’habille, rempli ma gourde, mange une barre céréale, en mets une dans ma poche….

Dans l’entrée, j’attrape mes clés et mes baskets, et les enfile dehors.
Une fois le verrou fermé, je n’ai plus aucune chance de réveiller femme et enfants.
J’enfile mes baskets et descends l’escalier en imaginant le parcours de ma sortie.

Je lance le GPS, attends qu’il capte…
C’est long…
A ca y est.

C’est parti.
Les premiers pas. Pour l’instant, pas de douleurs au tendon.
La foulée n’a pas l’air aérienne…mes pas me semble lourd et le souffle est déjà court.

Autour de moi quelque bruits de voiture, au loin
Les graviers frappés par mes pas, mon souffle, et l’eau de la gourde..

Le jour est levé mais le soleil peine a percé….

Bref j’ai recouru…et ça m’a fait un bien fou.

A bientôt et bon running.