Et pourquoi pas moi??

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur

Maintenant tout le monde fait des vidéos. ..alors pourquoi pas moi?

Le temps de se refaire un peu la cerise, c’est au mois de mars que le père Noël m’a gentiment offert un GoPro.

Après pas mal d’hésitation voilà donc une petite vidéo du Marath’vert du Gâtinais.

(désolé pour le son qui, quand je parle, est vraiment pourri)

A bientôt et bon running

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On n’a pas le même marathon mais on a la même passion!!!

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle lecteur.

En ce dimanche 12 avril 2015, alors que la moitié de la blogosphère est au marathon de Paris, et que l’autre moitié boucle les préparatifs de Bordeaux, je prenais le départ du Marath’vert du gatinais.
En vérité cette course n’a de marathon que la distance. …en effet, le speaker annonce, du sable, des monotraces, des descentes techniques, et un total de 21 côtes (soit 900D+)

Je m’étais inscrit un peu a l’arrache pour ………..’kiffer la vibe’ 🙂 (si tu veux plus de détail sur mon inscription c’est )

Le départ est donné a 7h45. Placé en queue de peloton, je fais le choix de partir lentement pour que le cardio ne s’emballe pas d’entrée.
Après moins d’1 km on rentre dans les bois par un monotrace..du coup une file indienne se forme et si nous ne sommes qu’une petite centaine, ça suffit pour bouchonner. Je dis donc adieu a mes rêves de podium!! (J’avais absolument aucun espoir de podium, mais là ça me donne quand même une bonne excuse 😉 )
On rentre assez vite dans le vif du sujet. Une bonne grosse côte direct, puis une descente puis re-une côte, et re-une descente. ..
Plutôt prudent dans les côtes, j’envoie un peu dans les descentes pour me créer un peu de place et ne pas piétiner dans les côtes suivantes.
Je fais également attention a ne pas garder le cardio trop haut mais les côtes sont tellement piquantes que ça se stabilise assez haut (pour les amateurs de chiffres, aux alentours des 80% de FCM en ce debut de parcours)

Au bout de 50min de course on sort de la foret pour atterir sur un chemin a travers champs. Il y a un leger brouillard, au milieu duquel les silhouettes de runner sont dessinés par les rayons du soleil. .c’est un moment très agréable (j’espère, fidèle lecteur, que tu as apprécié cette partie poétique parce qu’il n’y en aura pas 2!!! 🙂 )

Sur cette grande plaine, je suis rattrapé par un assez grand runner avec un maillot jaune ( je ne le sais pas a ce moment là mais on va rester ensemble ou presque jusqu’au 38e km..)

J’ai oublié de préciser que pendant la course, je n’ai pas regardé la distance, juste le chrono… donc le recit peu paraître un brouillon mais je n’avais pas de repère.

A un moment, on se retrouve a un groupe de 6 coureurs. On se trompe de chemin sur une centaine de mètres avant de faire demi tour…du coup ils accélèrent. ..comme pour rattraper le temps perdu.
Je poursuis à mon rythme et constate la chose suivante: sur les parties plates ou en léger faut plat, je perds du terrain; par contre en cote et en descente je fais des petits écarts. Du coup je saute de groupe en groupe, ou plutôt de runner en runner parce qu’on est pas super nombreux. Seul le runner en jaune est a peu près a mon rythme.

Je décide de me faire plaisir dans une descente. Je suis content de rattraper un runner tout en salomon. (Oui ça ne sert a rien mais chacun ses plaisirs. ..)
Ravito du 13e (il y en a un autre au 30e). Un Tuc, une pate de fruit, un verre d’eau et c’est reparti.

On alterne entre chemin large, monotrace, du sable, ça monte, ça descend. ..le parcours est tout simplement mortel…
Je me suis d’ailleurs demandé comment se dessinait un parcours. ..combien y a t il de reconnaissance. …

Je me souviens d’une longue partie en sous bois, assez plate et donc assez dure car il fallait tenir le rythme. ..je me maintiens a une centaine de mètre derrière un groupe de 5 runners (dont le fameux maillot jaune).
Je les rattrape et les double dans la 1ere cote venue. Sur le coup, je deplore l’absence de classement du meilleur grimpeur, avec maillot a poids pour le vainqueur ( fidèle lecteur, si tu ne connais pas un minimum le Tour de France, tu n’as pas pu comprendre la dernière référence. .. 😛 )

A ce moment de la course, je ne sais pas trop si je fais bien de continuer a courir comme ça dans les cotes…mais comme j’essaie de faire attention au cardio, je continue comme ça.

Long passage a travers champs, donc en plein soleil…et on arrive au ravito du 30e km. J’y suis en 3h 27; donc pas mécontent a ce moment là. ..je discute avec quelques runner, je prends un peu mon temps mais pas trop parce que je sais qu’il sera dur de repartir. ..

Et effectivement, la relance post-ravito est un peu délicate… Les jambes ont du mal a retrouver une fréquence fluide (c’est beau comme formule ça non? )… en bref j’en chie un peu. .. 🙂 ( c’est plus parlant comme ça)

Aux alentours des 4h je coupe mon effort. Je sens une grosse fatigue dans les jambes. .et je n’oublie pas que l’objectif du jour est de me faire plaisir et de voir si mon corps peut supporter un 100 bornes dans pile 1 mois. Je marche donc sur 500-600 metres (bon c’était peut être plus mais c’est mon blog, je dis ce que je veux). Le runner en jaune me double pour la énième fois.

Je repars doucement.
Je commence a rattraper pas mal de participants de la marche nordique puis assez vite des runneuses du 23km….oui désolé il n’y a que des runneuses. ..
Sauf un homme qui les accompagne et mon fameux maillot jaune.

Parmi les bénévoles ou les runneuses on entend de plus en plus le nombre de kilomètres qui nous sépare de l’arrivée. Et je ne sais si ça a un vrai lien ou si c’est juste ma fatigue qui l’emporte mais chaque cote devient un véritable calvaire!!!
J’ai l’impression que les 5 derniers km ne sont fait que de murs!!! Ça brule les cuisses, le souffle est court et le cardio monte en flèche ..pourtant je marche dans toutes les côtes. (pour les amateurs de chiffre je boucle cette course a une moyenne de 84% de FCM..donc soit je suis un surhomme, soit mon cardio est mal évalué…)

C’est dès le debut de cette série de côte que je perds le runner en jaune. Il arrivera finalement 3-4 min après moi.
Oui c’est moi qui ai fini devant lui…tu me prends pour qui fidèle lecteur!!!?? 😉

On se motive avec 2 runneuses du 23km. On entend le speaker…c’est bon signe. Du coup dans la descente je lache les chevaux. …
Et là c’est le drame!! On repart sur un mur en sable!!! Une épreuve autant physique que morale. ..
D’autant que nous sommes assez proche du speaker pour entendre que les podiums se déroulent en ce moment même…. ça me remet bien a ma place de petit runner.
Une dernière descente effectuée sur les fesses car le combo ‘ mur a descendre + jambes en carton humide’ m’aurait fait courir a ma perte…
Je termine quand même dans un semblant de sprint (mis en perspective avec le niveau de fatigue du moment, c’était un sprint de dingue!!) et coupe le chrono en 4h48, au coude a coude avec l’homme en salomon… il est d’ailleurs venu me féliciter de ma gestion de course en dépit de mon gabarit ( ce qui fait très plaisir. ..ça veut dire qu’il m’avait d’abord pris de haut avant de se raviser devant ma vitesse exceptionnelle )

Ravito rapide et retour maison car ma femme avait besoin de la voiture. Je ne sais donc pas quel est mon classement. ..
Mais pour avoir vérifié, course faisait finalement 44,2km et pas 41..et voilà le dénivelé.

image
je mets le dénivelé du parcours à la fin du récit parce que je ne l’ai vu qu’après la course en cherchant le classement sur le net

Et franchement le parcours était tout simplement génial!!! Une course a conseiller!!

A J+2 je n’ai quasiment plus aucune courbatures dans les cuisses (je vais pas mentir, y a un petit reste sur la cuisse droite mais c’est léger) et surtout zéro douleur, ni au tendon ni au genou ni nul par ailleurs!!
Donc c’est officiel, on se donne RDV le 13/05 pour les 100km de Steenwerck. ..je suis honnête, je veux essayer d’accrocher un sub12h (en même temps c’est pas un objectif de fou non plus mais c’est mon niveau 🙂 )

A bientôt et bon running

A l’encontre de toute logique

Bonjour fidèle lecteur et bienvenu futur fidèle.

Un petit article rapide (normalement) pour expliquer comment je peux parfois réfléchir comme un âne. ..voir ne pas réfléchir du tout.

Très rapide mise en contexte:
J’ai repris la course a pied le 28/02 après 2 mois d’arrêt complet (pour ceux qui ne seraient pas des fidèles, nodule au tendon d’Achille droit)
Assez rapidement après ma reprise, et après avoir annulé ma participation aux 24h de Rennes(oui je sais être un peu raisonnable), j’ai assez vite décidé que je participerais au 100km de Steenwerck le 13 mai.
Et pour assouvir ma soif de dossard, j’avais prévu de participer aux Foulées des Chênes d’Antan qui ont lieu le 19/04. C’est un 20km en forêt mais très plat sur des chemins stabilisés. ..
Bref. (Ce ‘bref’ veut dire que la mise en contexte est terminée:-) )

Vendredi 3avril, ma femme m’annonce qu’elle va partir en weekend avec sa môman et sa soeur le weekend du 19.
C’est pour l’anniversaire de sa mère donc aucun problème. Soit je pars avec elles et je ne fais pas la course…soit elles partent sans moi mais avec la voiture!! Donc je ne fais pas la course. (Ça va tu suis fidèle lecteur)

Bon cette course n’était pas du tout un objectif donc je le vis bien…j’ai quand même envie d’accrocher un dossard sur mon torse musclé!!! ( toute remarque sur la phrase précédente pourra entraînée des violences physiques!!! 🙂 )

Me voilà donc, samedi 04/04, pendant que femme et enfant font la sieste, a chercher une course pour le weekend suivant. ..
J’étais a la recherche d’un petit 20 bornes en foret pour prendre du plaisir sans trop forcer. ..

Et qu’est ce qu’il s’est passé???

Je suis tombé la dessus…
image

Tu la vois la 3e ligne?? Mais si…
La 3e ligne…celle ou il y a écrit ‘Le marath’vert du gatinais’…

Voilà mon sang n’a fait qu’un tour…

Donc ce dimanche je cours un marathon en foret avec un petit dénivelé de 1000m et de la boue en veux tu en voilà!!!

C’est un peu fou mais je suis pressé d’y être.

A bientôt et bon running